Programme

11 mai   : 
Canyon de l'Imberguet
 

mai / juin  : 
Sorties canyon (fonction de la météo)
S'adresser à Denis 


15-21 Juin  :
Camp canyon Sierra de Guara
(Contacter Denis)

 Juin-Septembre  :
Camp au Marguareis

 23-30 août  :
Rassemblement européen à Lans en Vercors

 27-28 septembre  :
Exercice secours - Barnum dans le Dévoluy

Images aléatoires

Album photos

CAMP D'ETE

LE MARGUAREIS

27 juillet -  19 août 2007

 

 

 

27 Juillet. J’arrive avec Bastien et son cousin Joan au refuge spéléo du Club Martel, géré par Jo et Cathy Lamboglia. Une équipe de Belges termine son séjour en dégustant quelques « Ponnes Pierres Pelges Pien d’chez nous, une fois ! ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 28 Juillet, nous voilà dans la Conca delle Carsene. A une heure de marche du refuge, s’ouvre l’Abysso Beluga. Jo l’a repéré il y a 10 ans. Durant toutes ces années un névé bouchait l’entrée mais, réchauffement climatique aidant, cette année, toute la glace a disparu. Un puissant courant d’air glacé sourd de l’entrée pourtant vaste. Jo et le grand Pascal ont déjà effectué plusieurs séances d’agrandissement à -20m. Une dalle resiste, coincée en travers de la diaclase, et bloque le passage. Jo commence à travailler.

 

 

 

 

Dimanche 29 Juillet, pause détente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 30 juillet, retour à la Conca. J’accompagne Thierry – dit la Bête – dans une cavité voisine, Le trou à Merde, qui exhale lui aussi un violent courant d’air glacial. Après avoir agrandi une étroiture, à-20m, sous une trémie hideuse, je peux descendre quelques mètres supplémentaires. Mais, l’air semble venir d’une cheminée remontante encombrée de blocs  suspendus qu’aucune personne sensée n’osera jamais effleurer. Nous ressortons et je rejoins Jo dans le Beluga. Il me laisse sa place. Quelques coups de massette plus tard, je libère la dalle et purge suffisamment la diaclase pour pouvoir me glisser dans le puits qui y fait suite. J’équipe le puits et nous sommes rapidement au bas d’un superbe P30. Un vaste puits s’ouvre au Nord, défendu par d’autres blocs monstrueux coincés en équilibre au dessus de la verticale. La faille se pince au Sud, mais le courant d’air est toujours là. A nos pieds, gisent nombre d’ossements issus de carcasses diverses : Marmottes, Chamois, Cerf. Nous remontons en emportant un superbe trophée : un bois de cerf presque fossilisé que l’on pourra peut-être dater. Cela doit faire longtemps que ce genre de bestiaux ne s’aventure plus sur les pentes du Marguareis.

 

 

 

 

Mardi 31 Juillet, nous redescendons dans le Beluga. Je lève la topographie. Jo équipe le puits en prenant soin de passer au large des blocs instables.

 

 

 

 

Il remonte lorsque j’arrive au bas du P30. Ce second puits (P12), pourtant vaste, est complètement obstrué par un éboulis. Une lucarne nous nargue 15 mètres au dessus du point bas.

 

 

 

 

 4 Aout : Beluga : Une partie de l’équipe attaque l’élargissement de la faille Sud. La seconde moitié a pour objectif d’atteindre la lucarne à l’extrémité Nord de la Faille. Je commence l’escalade. Je pose 2 fixs et passe le relais à Jo qui enchaine à une cadence infernale les 10 mètres restant. Au sommet, la faille redescend presque jusqu’à la base du P12. Une étroite lucarne laisse passer la lumière. Il n’y a plus rien à voir de ce coté. Nous déséquipons et sortons. La suite, si elle existe est au Sud, en direction du Scarasson.

 

 

 

 

 

5 Aout : L’équipe s’engouffre dans la branche Sud de la cavité. A la base d’un ressaut (R5) une étroiture est élargie et donne sur un nouveau puits (P10) et une cheminée au sommet étroit et ventilé. Pendant les travaux, je grimpe au dessus du R5 et découvre un autre ressaut (R5). A son sommet, la faille continue et le courant d’air y est puissant et glacial. Nous ressortons en levant la topographie de l’ensemble.

 

 

 

 

 

6 Aout : Initiation au Penthotal : Bastien et son cousin Joan, étroitement encadrés par La bête et moi-même, suivent une équipe qui part vers les galeries de -100m. Ils s’arrêtent à -40 au sommet du P27 et remontent prestement. La bête nous quitte à la base du puits d’entrée et part rejoindre le premier groupe qui a continué sans nous sa progression dans les abimes du Penthotal .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07 Aout : Retour au Beluga.

 

 

 

 

L’exploration bute sur un étroit passage qu’il faut encore élargir. Le perforateur Ryobi à essence est entré en jeu. Le courant d’air est largement suffisant pour évacuer instantanément les gaz d’échappement. Après 50 pailles, le passage est ouvert. J’équipe un beau P30 (Puits de la bête au ryobi). Le fond est fermé mais, en remontant, je tente un pendule acrobatique et prend pied dans une lucarne à -15m. Une courte escalade me permet de déboucher dans une belle salle encombrée de blocs. Un P10 m’arrête. Le courant d’air est dilué dans cet espace. Ma lampe à led ne me permet pas de distinguer nettement le fond du puits. Je remonte en emportant peu d’espoir de continuation. J’imagine un puits similaire à celui qui termine la branche Nord de la faille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08 Aout : Il a plu toute la nuit. Au petit jour la chaleur ne nous chasse pas des tentes. Je pointe le nez au dehors. Tous les sommets sont blancs. Brrrrrrr !

 

 

 

 

Plus tard dans la journée, le soleil réchauffe nos carcasses. Les enfants s’entrainent à passer des fractionnements sur les blocs devant le refuge. Une équipe descend au Beluga et équipe le P10 (Puits de l’éperon). J’avais tord ! La faille continue ! Le courant d’air est toujours là, toujours aussi violent et toujours aussi froid ! Un nouveau P15 est descendu. Deux autres puits sont aperçus mais non explorés, faute de matériel.

 

 

 

 

  

09 Aout : Beluga. J’équipe le 1er puits qui recoupe la faille. Jo et Pascal me suivent. Le fond pince mais le courant d’air toujours aussi fort sort de plusieurs endroits. Il faudra revenir ici avec des moyens d’élargir, à moins que le second puits, au bout de la faille, ne permette de progresser significativement. Donc, on attaque l’élargissement du départ du second puits avec le peu de batteries qu’il nous reste.

 

 

 

 

10 Aout : Repos !

 

 

 

 

11 Aout : Beluga. Cathy et moi levons la topo de la base du puits de l’éperon jusqu’en bas du P25 exploré précédemment. Jo, Marc et Pascal cassent les dernières dents qui nous empêchent de passer à l’extrémité de la faille. Enfin, ça passe ! Jo équipe. On se retrouve tous en bas d’un vaste P45 qui se poursuit par 2 ressauts de 7 à 8 mètres. Jo équipe une main-courante pour éloigner la corde des blocs instables entassés à la base du puits. Une pierre roule – et n’amasse donc pas mousse - sous les pieds de Jo. En se rétablissant dans un sursaut, Jo arrache le fil du perforateur = fin de l’exploration pour aujourd’hui. On remonte le cœur battant et la topo dans la poche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 Aout :

 

 

 

 

On a de la visite ! Et que du beau monde. : Michel SIFFRE, Richard MAIRE, François VALLA, et Johan. Ils composent le comité scientifique du CAF et sont venus pour étudier le glacier du Scarasson.

 

 

 

 

Nouvelle sortie initiation au PENTHOTAL avec les enfants. Cette fois jusque à -86, au sommet du puits de la papesse. Quelle aventure ! Joan, Romain et Bastien se débrouillent comme de vrais chefs et l’on aurait certainement pu aller faire un tour dans les galeries si la traversée au dessus du Puits de la Papesse n’était pas interdite par la présence de spéléos qui déséquipaient la verticale.

 

 

 

 

13 Aout : Expédition au Scarasson en compagnie des scientifiques. Johan n’a jamais pratiqué la spéléo sur cordes. Richard l’a rapidement initié hier devant le refuge. Richard le précède et je le suis. Comme les enfants la veille, il se débrouille comme un chef ! Arrivé sur le glacier, les flashes crépitent. J’aide Francois et Johan à descendre sur un coté du glacier. Ils le contournent et parviennent sur le toit du glacier, resté vierge jusque à aujourd’hui. Leurs lampes éclairent par transparence la masse glacée. C’est magnifique ! En redescendant ils nous expliquent que le sommet du glacier souterrain et recouvert de blocs et d’argile. Il n’y a plus d’apport de neige fraiche de puis longtemps. Le réchauffement climatique fait ici aussi son silencieux carnage. Richard et François, équipés de crampons descendent entre la glace et la roche dans le puits où était tombé un spéléo nancéen en 1989 (déjà ?). Le froid se jettent sur nous. Johan remonte, encadré par Jo et le grand Pascal. Je m’installe pour une attente peu confortable. J’entends Richard et François qui prennent moultes  photos en contrebas. Leur lumière joue avec la roche et la glace. Spectacle grandiose et glacial. Ils remontent enfin et je me jette sans plus attendre sur la corde pour me réchauffer. François se bat avec son croll à chaque fractionnement et avec son kit dans l’étroiture de -40. Nous finissons par sortir à la tombée de la nuit et rentrons tranquillement en discutant vers le refuge sous un magnifique ciel étoilé.

 

 

 

 

 

14 Aout : Repos et feu d’artifice le soir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15 Aout : Beluga. Adrien et Jessica nous ont rejoints. Jessica et Adrien préfèrent s’arrêter au bas du P30. C’est sans doute une reprise un peu brutale pour Jessica, peu habituée aux étroitures et à l’équipement « première ». Le reste de l’équipe se rejoint au bas du P45 – Puits de l’anniversaire – découvert le jour de l’anniversaire de Marc (l’auvergnat) - que j’immortalise à l’aide de quelques ampoules rescapées des Philippines. Je reprends la topo avec Belingo. et Cathy. Pascal remonte au sommet du P45 pour récupérer des cordes. Je rejoins Jo et nous équipons encore environ 30 mètres de verticales. Ca pince ! Il faudra revenir avec de quoi élargir. Il y a au moins 3 départs à travailler – et toujours ce courant d’air monstrueux !

 16 Aout : Retour à la Valette

 17 Aout : un coup de fil de Cathy m’apprend qu’Adrien a été victime d’un accident dans le BELUGA. Le secours se met en place. Je tourne en rond une partie de l’après-midi, puis décide de remonter.

  

 

 

 

18 Aout : Arrivé à 1 heure du matin, Catherine Caullier et moi sommes chargés de guider une équipe sur le début du chemin vers le gouffre. A 3 heures, aucune autre équipe n’est prévue. Je me couche et suis réveillé à 7 heures par une clameur et des applaudissements. Adrien est dehors. Petit à petit les secouristes rejoignent le refuge.

 

On forme une équipe de français pour aller chercher une partie du matériel à l’entrée du trou. Après quelques libations bien méritées les italiens rentrent vers leurs pénates. J'ai la chance de rassembler sur le même photo les 4 figures mythiques du Marguareis : Giovanni Badino, Michel Siffre, Andréa Gobetti et Jo Lamboglia.

 Le refuge s’est vidé. C’est la dernière soirée pour nombre d’entre nous.

 

19 Aout : Deuxième Retour à la Valette.

 

Marcel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clue du Riolan

23 Aout 2007

Partis pour faire la descente du canyon du RIOU qui arrive dans MOUSTIER, nous nous retrouvons à la clue du RIOLAN. L'absence de pluie a totalement tari le RIOU. La cascade terminale est telle les chaussettes de l'archi-duchesse seche et archiseche. Après un petit tour dans les ruelles de Moustier, J'arrive à joindre Didier et Jean-louis qui sortent de la Maglia. Cathy et moi leur donnons rendez-vous le lendemain matin à la sortie de la Clue du Riolan que nous espérons tous en eau.

A l'heure dite, nous abandonnons un "vesicule" sur le parking aval et, quelques minutes plus tard, notre petite équipe s'équipe au départ de la clue.

Il y a peu de debit. Il manque par endroit jusqu'à un metre de profondeur. Les passages sous les blocs au départ en sont plus acrobatiques.  

Après une courte pause pour nous restaurer, nous rattrapons un groupe et trouvons un poisson mort au fond d'une vasque asséchée. Plus on descend et plus c'est sec.

 

Tant de secheresse nous a donné soif et nous faisons une halte à la buvette près de la clue de Saint Auban avant de rentrer dans nos penattes.

Participants : Marcel, Cathy, Didier, Jean-louis

CAMP D'ETE

LA COUME OUARNEDE

(ARBAS - PYRENEES)

1-17 août 2007

 Ce camp a été organisé par le Spéléo Club de Toulon (SCT) pour explorer une petite partie des 100km de galerie du réseau Félix Trombe—Henne Morte sur le plateau de la Coume Ouarnède dans les pyrénées.

 Le camping choisi se situe à Aspet à une quinzaine de kilomètres du site d’exploration. Ce camp a rassemblé 5 clubs : le SCT bien sur, mais aussi le GAS, le BAT club, le CAF et l’ACV, soit 32 personnes réparties sur 11 emplacements. 2 tentes tunnel ont été installées : l’une pour le matériel et l’autre pour les repas en prévision des soirées fraîches et humides !!

 

Yves, Hervé et Laure sont arrivés le 1er août. Dès le lendemain, la petite équipe commence les explo avec le Goueil Di Her (l’une des résurgences du réseau).

 

 

 

 

 

 

Le 3 août, explo d’une partie du réseau de Penne Blanque, toujours avec la même équipe. Arrêt à la salle du Dromadaire faute de temps.

 

 

 

 

Le samedi, le plus gros de la troupe arrive après une dizaine d’heure de trajet !!! Montage rapide du camp et première soirée conviviale avec le groupe. Et pendant l’apéro, pas de perte de temps : on établi le programme du lendemain. Pour la remise en forme, c’est la traversée Hérétiques - Mile qui est choisi. Et comme ça semble assez facile, Patricia est conviée pour sa grande reprise depuis son accident de canyon l’été dernier.

DIAPORAMA

PHOTOS

 

Dimanche 5 - Traversée Hérétiques <-> Mile :

Dimanche, départ du camping à 9H. Il fait beau et chaud.

Pour éviter la marche d’approche, la plupart des véhicules empruntent la piste. 2 équipes sont formées : l’une fera la traversée Mile -> Hérétiques, et l’autre, dont je fais parti, fera l’inverse. Vers 11H, tout le monde est prêt; Joan et DD entament l’équipement des Hérétiques. Ils sont suivis de moi-même, Tanguy, Patricia, Zette, Marie-Louise et Didou. La descente s’effectue sans problème pour tout le monde. Vers –110, nous arrivons dans la grande salle du Trou du Vent. C’est une salle immense constituée d’un éboulis, que nous descendrons jusqu’à la cote –200. Grandiose!!

  

 

 

 

Au bas de la salle, une zone de bivouac est aménagée. C’est parfait pour faire notre pause repas d’environ 45 mn.

 

 

 

 

 

Vers 13H30, nous continuons notre progression et nous n’avons toujours pas croisée l’autre équipe. Soit ils se sont perdus, soit la progression est laborieuse. Dans une zone d’étroiture, au pied d’un petit puit remontant, nous entendons la voix de Laure. Elle est seule car l’équipe s’est divisée pour trouver la jonction avec les Hérétiques. Après avoir échangé quelques mots, Laure repart chercher ses coéquipiers. Lors du croisement, nous interrogeons l’autre équipe afin d’avoir des infos pour savoir si la progression ne posera pas de pb à Patricia. A priori, non; c’est un peu étroit mais sans plus, mis à part le boyau de jonction entre les 2 réseaux. Après une désescalade dans une faille étroite, nous arrivons au fameux boyau. Patricia le passe sans problème. Donc, à priori plus de souci. Nous somme à la cote –230 environ.

 Nous voilà arrivés dans le long méandre de la rivière du Mile. C’est superbe, mais les choses se gâtent. C’est étroit, voire très étroit. Patricia commence à s’épuiser. Au bout d’1H30 de remontée, nous faisons une pause. Patricia est placée sous une couverture de survie et nous préparons du café et du thé. Après plus d’1/2H d’arrêt, nous repartons. Les étroitures continuent à s’enchaîner. DD, Joan, Tanguy et Didou aident Patricia à passer en oppo dans la partie haute du méandre. La progression devient très lente. Après plusieurs heures d’efforts, nous arrivons sur une cascade non équipée. Je l’escalade, mais juste !!  Des spits existent et de la corde de 8mm traîne dans nos kits. DD installe une corde. Une centaine de mètres plus loin, une 2ème cascade non équipée. Cette fois, je ne passe pas. DD passe mais non s’en s’être fait quelques frayeurs !!! Là aussi, il y a des spits et DD installe une corde. Mais le doute commence à nous envahir. Pourquoi ça n’a pas été équipé par l’autre équipe ? Est-on dans le bon méandre ? Le moral en prend un coup !!! Afin de lever le doute, DD part devant. Au bout de 10mn, il trouve enfin une corde. Ouf, on est sur le bon chemin. Patricia est épuisée et il faut l’aider dans toutes les remontées. Pour ma part, je commence également à montrer de gros signes de faiblesse. La taille et le poids de mon kit n’étaient pas vraiment adaptés à ce genre de méandre !!!

 

 

 

 

 

Il est 19H30 et nous sommes environ à –30m. Nous entendons au loin la voix de Laure qui vient à notre rencontre inquiète de ne pas nous voir sortir (il faut dire que ça fait 3H que l’autre équipe est sortie !!). Son aide sera précieuse pour finir de sortir Patricia. 20H45, tout le monde est dehors !!! Ouf !!!

 

 

 

 

Belle traversée pour mon anniversaire !!!! 

DIAPORAMA

PHOTOS

 

 

 

 

Lundi 6 août :

Une équipe part explorer la grotte de Penne Blanque, mais cette fois jusqu’au maillon manquant.

En même temps, 2 autres équipes réalisent la traversée Penne-Blanque <-> Pyrénois.

N’ayant pu fêter mon anniversaire dimanche, ça sera chose faite lundi soir avec un apéro et un gâteau.

 

 

 

Lundi soir, les derniers participants arrivent et notamment Jean-Marc et Cath les organisateurs.

 

 

Les jours suivants :

La principale explo prévue pour ce camp est la traversée gouffre de la Henne Morte -> Grotte des Comigeois. Compte tenu du nombre de participants, 2 à 3 équipes sont prévues. Mercredi 1ère équipe et jeudi 2ème et 3ème équipe. Le déséquipement de la cavité serait réalisé vendredi. Mais la météo s’en mêle et bouleverse le programme. En plus, Yves avait échoué dans sa 1ère tentative de repérage du gouffre. Mardi, une équipe part sous la pluie pour une nouvelle tentative. En vain !!! En plus, Jean-Marc casse son GPS en tombant !!

 

Mardi, une autre équipe part de nouveau à la recherche de cette fameuse entrée, mais afin de ne pas faire le trajet pour rien, ils emportent les kits de cordes pour les déposer à l’entrée. Et bien ils rentreront avec les kits et le tout toujours sous la pluie!!!!!

 

 

Mercredi, il faut absolument localiser l’entrée et si possible la sortie, car d’après les descriptifs, il semblerait que le chemin de retour ne soit pas évident, surtout de nuit. En plus, le beau temps est revenu. Ainsi, 2 équipements sont formées : l’une pour trouver l’entrée, l’autre pour trouver la sortie. Je fais parti de la seconde. La 1ère équipe se divise avec 1 GPS de chaque cotés. L’entrée est enfin trouvée au bout de 2H. Pour notre part, nous mettrons près de 4H à trouver la sortie. Il faut dire que nous avons suivi au maximum les sentiers indiqués sur la carte IGN, ce qui n’était pas le chemin le plus court. La descente prendra tout de même 1H30 en réalisant le balisage.

 

 

 

Jeudi 9—Traversée Henne Morte <-> Comingeois :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ la 1ère équipe à 7H et de la 2ème à 10H. Objectif début d‘explo à 10H pour équipe 1 et à 13H pour équipe 2.

 

 

Il fait beau. Parti à 9H30 avec l’équipe 2, nous arrivons à l’entrée vers 11H30. Franck et Laure sont encore dehors. En fait, ils ont préférés laisser un peu d’avance aux autres afin d’éviter les attentes sous terre. Ils partiront vers 12H. Pour notre part, nous prenons notre repas tranquillement au soleil. 13H, DD attaque la descente, suivi de moi-même, Sophie, Cath, Zette, J. Marc, Philippe, Paul, Yves, J. Louis et Didou.

La dépression au fond de laquelle s’ouvre le gouffre est constituée d’une végétation luxuriante; on se croirait en Papouasie !!!!

Les puits s’enchaînent : P12, P27, ..., P35. A -160, nous voici au sommet du puits de la mort : un magnifique P45 plein gaz—Grandiose. L’eau commence à faire son apparition. On continue les puits avec l’eau en toile de fond : superbe. –230, nous voici au sommet du puits de la tentation (ne pas confondre avec l’île du même nom!!!) : un P75. Afin de ne pas descendre sous la cascade, une vire équipée en main courante permet d’accéder à la corde de descente. Pendant que je parcoure la vire, DD entame la descente. Son acéto éclaire ce puit magnifique : impressionnant. Mais il n’est qu’au 1er fractio, environ 20m sous moi. Peu de temps après avoir fait péter un « Libre », sa frontale disparaît. Et c’est lorsque j’arrive au fractio que je mesure l’ampleur de ce puits. Mon acéto et celle de Sophie éclairent le 1er quart du puits et 50m plus bas la minuscule lueur de DD !!!! Tout au long de ces 50m j’apprécie ce décors grandiose avec le bruit de l’eau faisant une chute de 75m : très impressionnant.

 

 

De suite après, un P24 débouche sur un petit lac. L’eau arrivant du P75, la salle est envahie d’embruns; impossible de faire la moindre photo.

 

 

L’explo se poursuit par un morceau de méandre se terminant par un passage en oppo un peu délicat. D’ailleurs DD s’est laissé surprendre et s’est retrouvé pendu au bout de ses longes. Plus de peur que de mal!!! Zette, handicapée par sa petite taille a éprouvé quelques difficultés, mais bien encadrée par J.Marc et Cath, c’est passé sans pb. Aller, dernier puits au pied duquel nous ferons une pose bien méritée avec boissons chaudes et aliments énergétiques.