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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 18:30

Participants : Gérard, Christophe, Anaëlle, Romain et Cathy pour la navette

Gérard est de passage dans la région et nous propose une nouvelle fois une sortie canyon. Cette fois, pas de grandes verticales au-dessus de la mer mais un canyon sec plus modeste et plus proche pour travailler les techniques canyon tranquillement. Il s'agit du ravin Saint Martin, un affluent du Destel dans les gorges d'Ollioules.

Après quelques échanges de mails, le RDV est donné à la sortie du Destel à 10h15. Marcel a pu passer au local du club récupérer le matos dans la semaine et me le passer la veille, lors de l'AG du CDS, merci à lui.

Arrivés dans les gorges d'Ollioules, on fait les kits de cordes et nous laissons nos voitures. Nous embarquons tous dans la voiture de Gérard, direction la route du Broussan, après Évenos.

Étant donné qu'il s'agit d'un canyon sec, pas besoin de néoprènes, on s'équipe comme pour la spéléo. Mais Gérard prend soin d'échanger nos descendeurs de spéléo par de simples huits, aujourd'hui c'est technique canyon ! Pas besoin de bloqueur de torse et de bloqueur de pied non plus. La poignée et la pédale suffiront à nous décoincer si besoin.

Prêts pour le départ
Prêts pour le départ

Prêts pour le départ

Une fois allégés, il nous suffit ensuite de traverser la route pour débuter la descente vers le canyon, il est 11h. Le chemin n'est pas très clair au début, mais il y a quand même quelques cairns pour nous guider.

27 février 2022 - Ravin Saint Martin

Après quelques minutes marche, on tombe sur des scellements, on est sur la bonne voie ! Ils sont là pour protéger une descente en plan incliné pas très dangereuse mais on est là pour apprendre donc Gérard me demande d'installer une main courante en auto-moulinette. Les souvenirs de la sortie à la grotte du 14 juillet sont un peu loin mais avec les explications de Gérard, la moulinette prend forme.

Après un peu de marche, nous arrivons sur une première petite verticale. Là encore, on ne prend pas de risques et j'installe un rappel en simple, débrayable. Je me lance le premier mais la corde n'est (volontairement) pas assez longue, il faut alors me DÉ-BRAY-YER (3 syllabes = 3 coups de sifflet). C'est Christophe, déjà présent à la sortie à La Ciotat, qui s'en charge. J'avoue que c'est moins stressant de se faire débrayer par un débutant à deux mètres du sol qu'en plein vide à 200 m au-dessus de la mer !

Christophe descend en rappel à la suite et Anaëlle le débraye pour l'exercice, toujours sous l'œil vigilant de Gérard.

Premier rappel débrayable
Premier rappel débrayable
Premier rappel débrayable
Premier rappel débrayable
Premier rappel débrayable

Premier rappel débrayable

Anaëlle descend la dernière et rappelle la corde. Mais par manque de chance, l'extrémité de la corde fait une petite boucle et se bloque dans l'amarrage. Impossible de la décoincer du bas, même en tirant fort ! Heureusement, c'est un petit ressaut, donc je remonte en escalade décoincer la corde. Ça commence bien !

Pour le rappel suivant, c'est Christophe qui équipe. Il doit installer une main courante rappelable pour sécuriser l'accès au rappel. Gérard me demande de donner les explications à Christophe pour l'installation du rappel débrayable.

Main courante et rappel installés par Christophe
Main courante et rappel installés par Christophe
Main courante et rappel installés par Christophe
Main courante et rappel installés par Christophe
Main courante et rappel installés par Christophe

Main courante et rappel installés par Christophe

En toute logique, le prochain rappel est pour Anaëlle, toujours en débrayable. En plus de permettre de décoincer un équipier potentiellement en danger dans une cascade, le fait de débrayer permet aussi de répartir les frottements sur la corde pour limiter son usure.

Anaëlle débraye donc Christophe pendant sa descente.

Je me charge de descendre le dernier pour rappeler la corde.

Installation d'un rappel débrayable par Anaëlle
Installation d'un rappel débrayable par Anaëlle
Installation d'un rappel débrayable par Anaëlle
Installation d'un rappel débrayable par Anaëlle
Installation d'un rappel débrayable par Anaëlle

Installation d'un rappel débrayable par Anaëlle

À force de pratiquer, les gestes commencent à rentrer. Christophe installe le rappel suivant et Anaëlle rappelle la corde.

27 février 2022 - Ravin Saint Martin
27 février 2022 - Ravin Saint Martin

Pour la cascade suivante, il y a des amarrages sur les deux côtés. Nous disposons de trois cordes donc pendant que Anaëlle termine de ranger la corde précédente, on équipe en double. Christophe prend la rive gauche avec Gérard pendant que j'équipe la rive droite. Cependant, il y a un petit problème, nous n'avons qu'un seul huit supplémentaire pour faire un débrayable. J'installe mon huit en débrayable et je descends avec un nœud de demi-cabestan sur mon mousqueton HMS. C'est l'occasion de revoir les techniques de réchappe aussi !

Équipement en double

Équipement en double

Après quelques mètres de marche, nous arrivons sur la première belle cascade verticale. Ici il y a 13 m de vide et les relais sont en plein vide, il faut y accéder avec une main courante.

Ici encore, on décide d'équiper en double. Anaëlle s'occupe de la rive gauche et Christophe de la rive droite. Gérard surveille l'auto-moulinette d'Anaëlle et l'installation du relai pendant que je contre-assure l'auto-moulinette de Christophe sur amarrage naturel (arbre), en direction du relai.

Gérard descend sur le rappel d'Anaëlle pour la laisser rappeler sa main courante avant sa descente pendant que Christophe installe son relai débrayable. Je vais, de nouveau, devoir descendre sur demi-cab, mais cette fois sur une descente plus verticale et plus longue.

Christophe termine son installation, je valide le montage du relai, il commence alors sa descente. Après 2 mètres, il est coincé, pendu par son kit. Panique ! J'essaie de l'aider en lui envoyant une sangle dans lequel il peut se longer et se sécuriser. Tout est tendu, il n'arrive pas à démêler le kit. Je lui installe donc ma poignée avec ma pédale pour qu'il puisse se hisser un peu et détendre les cordes. C'est là que l'on comprend qu'il est parti avec le kit encore attaché avec la main courante. Le kit devait rester en haut ! Il me passe donc le kit et il peut alors reprendre son souffle, se remettre de ses émotions et continuer sa descente.

Cascade de 13 m
Cascade de 13 m
Cascade de 13 m
Cascade de 13 m

Cascade de 13 m

Pendant ce temps, Cathy, la femme de Gérard, a descendu la voiture et se promène dans le lit du Destel en contrebas, d'où elle a une vue sur notre descente :

Où est Charly ?

Où est Charly ?

Nous arrivons ensuite sur une cascade assez haute, dont on ne voit pas le bas. Christophe et Anaëlle équipent et descendent. Plus de la moitié de la corde a été utilisée pour la descente, il faut donc en rabouter une seconde. Gérard me conseille l'utilisation d'un mousqueton martyr qui aidera à défaire le nœud de huit et veille bien à ce que je le serre correctement et ajoute un nœud de sécurité derrière.

Pour changer un peu, Gérard me montre une technique permettant de laisser filer quelques mètres de corde pour limiter les frottements pendant qu'il descend en double. Une fois arrivé en bas, je retire le système de débrayage et descend en double en prenant soin de repérer le brin sur lequel il faudra tirer en bas pour rappeler la corde.

Finalement cette cascade ne fait que 15 m et s'arrête sur une vire. Une main courante permet d'aller vers une petite grotte en rive gauche alors que le relai de la cascade de 26 m se trouve rive droite.

Pendant que je rappelle les cordes, mes coéquipiers vont visiter la grotte et je m'y rends à mon tour pendant qu'Anaëlle équipe le rappel de 26 m avec rabout de nos deux cordes de 40 m.

27 février 2022 - Ravin Saint Martin
27 février 2022 - Ravin Saint Martin
27 février 2022 - Ravin Saint Martin
27 février 2022 - Ravin Saint Martin
27 février 2022 - Ravin Saint Martin
27 février 2022 - Ravin Saint Martin

Arrivés en bas, on range les cordes, il ne reste que quelques ressauts équipés en fixe avant de rejoindre le Destel. Il est 15h, nous avons passé 4h dans cette descente.

Une fois dans le Destel, nous pouvons admirer les cuves remplies de l'eau tombée les semaines passées.

Les cuves du Destel
Les cuves du Destel
Les cuves du Destel

Les cuves du Destel

Il est temps pour nous de faire un pique-nique bien mérité.

Un grand merci à Gérard pour l'organisation de cette sortie et sa patience. Nous avons tous bien progressé en techniques d'équipement canyon !

Romain

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 23:24

Participants : Gérard notre guide, Jean-Claude, Patricia, Romain, Manon, Robin et Christophe

 

Lors de notre première sortie avec Gérard (Régay de Néoules fin août), il nous avait proposé de nous emmener à la Grotte du 14 juillet.

 

De retour dans la région depuis 3 semaines, la météo est enfin propice à cette sortie (température douce et surtout pas de vent alors qu'il soufflait depuis 2 semaines!!)

 

Gérard nous fixe rdv à 9H30 sur le parking du sémaphore du Bec de l'Aigle sur la route des crêtes près de La Ciotat.

 

 

Il fait 6C°, mais le soleil est là, donc il devrait faire rapidement bon.

 

Nous nous équipons rapidement pendant que Gérard et Christophe vont déposer une voiture au parking du Belvédère. Ensuite, Gérard explique ce que l'on va faire, les techniques qui vont être mises en œuvre et prodigue les règles de sécurité.

 

Cette cavité se situe au milieu des falaises que nous descendrons en technique canyon.

 

 

10h15 : nous entamons la marche d'approche vers les falaises (environ 20 minutes). Rapidement, la vue devient magnifique...

 

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

 

Nous arrivons au 1er rappel de 8m et 1 équipe est déjà présente...

 

Gérard fait équiper Romain avec la technique du rappel débrayable. C'est moi qui ferme la marche pour gérer la descente après avoir supprimer les sécurités.

 

En attendant, 2 équipes de grimpeurs nous ont doublé à l'aide d'amarrages sur l'autre paroi.

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

 

 

 

 

Le 2ème rappel de 25 se situe juste après. Cette fois c'est Manon qui est chargé de l'équipement toujours avec un rappel débrayable. Comme il y a un frottement important à gérer, ce rappel débrayable sera utiliser pour laisser coulisser légèrement la corde pendant la descente du coéquipier afin que le frottement ne se produise pas toujours au même endroit sur la corde.

 

De nouveaux, d'autres équipes nous doublent. On se croirait sur le périphérique à Paris ou l'A57 à Toulon !!! Mdr

 

Comme pour le précédent, je ferme la marche, mais cette fois ça ne va pas se passer tout à fais comme prévu. J’entame la descente en rappel à un bon rythme jusqu'à ce que je reste brutalement bloqué par le brin de rappel accroché à mon kit !!!  Du coup, je suis obligé de faire une clé sur mon piranha et de me mettre sur mes bloqueurs pour remonter d'environ 2m et rabouter une 3ème corde. Ensuite, descente en crabe afin de revenir en tension sur mon descendeur et terminer les 4m de descente.

 

En attendant, Romain avait équipé la main courante pour aller jusqu'à la grotte du 14 juillet.

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que Gérard range les cordes, nous partons visiter la grotte. Elle n'est pas très longue mais assez concrétionnée.

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

 

 

Nous retrouvons Gérard et une autre équipe attend pouyr visiter la grotte !!!

 

Gérard laisse Romain équiper le dernier rappel de 45m. La aussi, un frottement important est présent qui sera géré par un rappel débrayable. Comme précédemment je ferme la marche mais cette fois tous se passe bien...

 

Magnifique mais très impressionnant ce rappel avec la mer qui se trouve 150m plus bas.

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

 

 

 

12h30 : nous sommes sur une belle plate-forme au pied de cette falaise de 45m. Nous faisons la pause repas face à un panorama magnifique.

 

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

 

Après avoir repris des forces, il est temps de prendre le chemin de sortie en direction de l'Ouest par le "Pas de la chèvre".

 

Dans un 1er temps, le sentier n'est pas encore très dangereux mais quand même. Du coup nous progressons encordés.

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

Mais rapidement le risque augmente. Gérard nous montre donc comment équiper pour progresser sur main courante. Cette technique est très "sécurit" mais prend énormément de temps et le nombre de passages à équiper est important.

 

Au bout d'un moment, Gérard nous met la pression pour qu'on avance plus vite car il voudrait éviter qu'on arrive au pas de la chèvre après le coucher du soleil. Finalement, tout va bien, on arrivera même au parking du belvédère afin le coucher du soleil.

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

 

De retour à la voiture, nous tentons de rentrer à 7 dans la voiture de Gérard. Pas de pb, ça passe. Mais vu la situation cocasse, je ressort du véhicule afin de récupérer mon téléphone dans le coffre pour faire un selfie. Et quelle bonne idée j'ai eu. Pendant ce temps, 2 motards sont passés...

Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre
Grotte du 14 juillet - 12 décembre

 

 

 

 

 

17h : nous sommes de retour aux véhicules. Nous faisons le tri et rangeons tout le matériel. Gérard nous quitte rapidement.

 

Le reste du groupe se retrouve dans le fourgon pour l'habituel moment de convivialité avec 2 gâteaux au chocolat préparés par Romain et Christophe.

 

 

Merci Gérard pour cette magnifique rando du vertige de 6h30.

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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 14:09

Participants : Marcel, Cathy, Robin, Romain et Manon

 

Le week-end du 21-22 août 2021 nous avons décidé de profiter du beau temps en organisant une sortie canyoning le samedi et via ferrata le dimanche.

L’aventure commence le vendredi soir, où nous avons fait le trajet direction le camping municipal de Valdeblore.

Le samedi on se lève avec le soleil pour être de bonne heure au départ du canyon de la Bollène.

On laisse une voiture au parking en bas proche de l’arrivée, puis vers 9h30 on arrive au parking en haut du canyon. Après une marche d’approche d’environ 10min on arrive au point de départ. Malheureusement on avait oublié l’appareil photo étanche dans la voiture: Romain se pose volontaire pour faire l’aller/retour à la voiture en courant. Etant donné que c’est ma première sortie en canyon, Marcel profite de ce temps mort pour m’expliquer comment fonctionne le descendeur canyon.

Ensuite on enchaîne un grand nombre de toboggans, sauts et descentes en rappel.

 

Descente en rappel :
 

 

Manon qui saute dans l'eau :

 

Toboggan avec une corde :

 

Mise en place d’un rappel par Cathy et Marcel :

 

Robin, Romain et Manon :

Milieu d’après-midi on arrive à la fin du canyon, et après une marche d’environ 20 minutes on arrive au parking du bas.

La suite du weekend, avec la sortie via ferrata, est dans l’article ci-dessous !

 

Robin

 

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 20:25

Participants : Dédé, Anne, Sabine, Cathy, Marcel .

Il fait vraiment trop chaud sur la cote. Nous voilà repartis vers les montagnes...

Dédé nous a trouvé un bivouac superbe sous les châtaigniers au dessus de Roquebillières. On s'y installe pour la nuit. Nous nous étions moqué de Sabine qui avait oublié son matelas. Cathy et moi avons oublié la tente...

Debout à l'aube, nous partons pour Utelle. La marche d'approche commence bien en suivant un Canal mais elle se poursuit par une bonne bavante sous le soleil.  Un petit groupe de canyonneurs est déjà sur place lorsque nous arrivons. Ils nous cedent la place pour nous équiper.

L'eau est fraiche et vivifiante. Nous enchainons joyeusement les rappel et les petits sauts. Le débit est relativement faible mais bien suffisant pour s'amuser.

Nous faisons une pause déjeuner lorsque le soleil passe au zénith et peut enfin atteindre le fond de l'étroite gorge.

Arrivée a la cascade terminale à 17h00. Le temps de se perdre un peu en chemin et nous sommes tous au parking vers 19h00. Retour à la case départ.

M@rcel

Bagnolar - 27 Juillet 2020
Bagnolar - 27 Juillet 2020
Bagnolar - 27 Juillet 2020
Bagnolar - 27 Juillet 2020
Bagnolar - 27 Juillet 2020
Bagnolar - 27 Juillet 2020
Bagnolar - 27 Juillet 2020
Bagnolar - 27 Juillet 2020
Bagnolar - 27 Juillet 2020
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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 20:16

Participants : Denis, Dominique, Cathy, Marcel, Jean-Baptiste.

Les températures estivales devenant de plus en plus pénibles sur la côte, un petit séjour en montagne ne nous fera pas de mal. Nous profitons sans scrupules de la fraicheur de Beuil. Un petit feu ne sera pas de trop pour réchauffer nos vieux os avant de plonger sous les tentes.

Il fait 7° au petit matin (7h00) lorsque nous allons déposer un véhicule à la sortie du canyon.

La marche d'approche nous permet de nous réchauffer un peu. Nous nous relayons pour équiper et montrer à Jean-Baptiste quelques techniques (main courante rappelable). Ça glisse (comme d'habitude dans ce canyon) et nous devons redoubler de prudence dans les zones subhorizontales. C'est bien le seul bémol que l'on peut faire  sur ce canyon très esthétique dans son habit de pélite rouge.

Nous arrivons au terme de notre descente vers 14h00. Dominique nous a attendu patiemment au parking amont. Elle a gardé pour nous quelques rafraichissements bien mérités. L'hydratation est importante après l'effort...mais avec modération acr il nous faut reprendre la route pour rentrer au bercail.

M@rcel

 

 

 

Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
Challandre - 07 Juillet 2020
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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 19:26

Participants : Manon, Romain, Cathy, Marcel

C'est déjà un peu tard pour ce canyon qui s'asseche vite en début de saison.

Ce sera parfait pour une première descente de la saison.

Nous campons près de Moustiers-Sainte-Marie où se presse un foule estivale qui a déjà presque oublié le confinement.

Au petit matin, nous y déposons un véhicule et nous attaquons la marche d'approche avant que le soleil ne soit trop brulant. Il est pourtant 11h00 lorsque nous sommes fin prêts à tirer le 1er rappel.

Les premières verticales sont asséchées mais nous trouvons rapidement encore de belles vasques limpides. Et la fin du canyon est très agréable et rafraichissante au cœur de la canicule qui s'est déjà installée dans notre belle région.

La marche d'approche du retour se terminant au village, nous pouvons nous désaltérer longuement en terrasse avant de reprendre la route vers Toulon.

M@rcel

 

Val d'Angouire - 28 Juin 2020
Val d'Angouire - 28 Juin 2020
Val d'Angouire - 28 Juin 2020
Val d'Angouire - 28 Juin 2020
Val d'Angouire - 28 Juin 2020
Val d'Angouire - 28 Juin 2020
Val d'Angouire - 28 Juin 2020
Val d'Angouire - 28 Juin 2020
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 12:31

 

Participant : Denis, Olivier, Catherine, Marcel & Cathy

 

 A

Cette clue est un grand classique des débuts de saison. Cette année pourtant, l'hiver est encore un peu présent dans les montagnes de l'arrière pays. Le parking amont et l'aire de bivouac sont encore en partie couverts de neige. La chaleur d'un bon feu cuit nos steaks et nous rechauffe mais l'air glace insidieusement les parties non exposées aux flammes.

0 


Après une bonne nuit calfeutrés dans nos duverts, nous plions le bivouac. C'est la voiture de Marcel  qui sera déposée au parking aval. Chacun se souvient d'un 14 juillet 2001, lorsque son beau Kangoo tout neuf (400km au compteur) avait été écrasé par des blocs qui s'étaient détachés de la paroi au dessus du parking.


La marche d'approche serpente dans un vallon ombragé. On joue à saute-mouton avec le ruisseau ou les arbres couchés. Quelques névés et cadavres d'animaux émaillent encore le parcours.

 1

Les premieres cascades sont bien fournies en eau.

 B

De mémoire, on en a jamais vu autant. Le premier contact avec l'eau est vivifiant : Ca pousse et c'est glacé !

 C

DE

 

Mais le paysage est vraiment toujours aussi beau.

F 

Nous enchainons les obstacles assez rapidement. Plus on descend et plus il y a de bouillon.

 

I

J

 

 

Pour finir, le Toboggan de 17m est jugé impraticable et la cascade qui y fait suite nous secoue tous sévèrement.

 K


Nous grignotons quelques victuailles avant de décider de shunter la toute dernière cascade par le petit sentier en rive gauche qui nous ramène sous le pont et qui marque la fin de notre aventure.

 L

Pour un premier canyon de la saison, on s'est bien fait brasser, mais on est tous très enthousiasmés par cette bonne journée pleine d'émotions et de bonne humeur.

Nous ferons une derniere étape dans la vallée du Var sur le chemin du retour pour un dernier casse-croute au soleil avant de regagner nos pénates.

 

M@rcel

Photos : Denis et Marcel

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:48

Quelques images supplementaires issues des rushs tournés lors de notre derniere expédition aux Philippines et montées par Joni et Zar.

 

Mettez la musique à fond et plongez dans l'aventure :

 

 

 

M@rcel

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 21:31

bonsoir a tous il y a trois semaine a etait  prevue une sortie canyon pour certain une remise en forme et les autres une decouverte le canyon de bagnolar est complet entre  marche d' approche et l'endurance avec une partie qui vous aurez rapeller  le milieu speleo    etait la prensent didou, olivier, denis

 

 

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la marche approche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pause bien meritee apres

1h45 de monté

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Un bouquet de thym.  on ne les voit pas mes les abeilles a olivier sont bien la ;;;;;;;..P5130007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le berger et ses moutons?

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on prend la temperautre,l,eau est

toujours aussi froide mais le soleil nous fait

 oublié la fraicheur

 

 

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  olivier guette les truites didou essaye de pas faire de bruit et denis

imortalise se moment

 

 

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l, eau est toujours presente

 

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et voila aussitot dit en moitier du canyon l,eau disparée

 

 

P5130054une pose se fait apprecier car sans eau cela devient un peut plus technique

 

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P5130057

P5130032les canyon ne bouge pas mais les saisons nous joue  des tours

 

P5130060est la sortie sous une pluie battante est le tonerre que du bonheure

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 15:46

 

Camps canyon aux Baléares 

 

du 5 au 15 MAI

 

 

 

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Participants :

 

ACV: Catherine et Marcel 

 

Auzat: Stéphane 

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   « - Allo, Salut ! C’est Stef ! Ça vous dit une semaine de canyons aux Baléares ?

- ….. »

Quelques secondes d’hésitations. Je croise le regard de Cathy où vient de s’allumer une étincelle de gourmandise.

« - OK ! Ça part de là ! »

En quelques jours, le voyage va s’organiser : Un coup de fil à Jean-Pierre MARTIN pour récolter de précieuses informations, les réservations sur RYANAIR et la location d’une villa à FORNALUTX via Internet. Stéphane passe à la maison récupérer notre matériel et l’acheminer jusqu’à PALMA en ferry depuis Barcelone. Cathy et moi voyagerons légers en Avion depuis Marseille.

Nous retrouvons donc Stéphane (un peu fatigué d’une nuit agitée sur le ferry) à PALMA de MAJORQUE le dimanche à 00h00 sur le parking de l’aéroport. La villa louée est charmante, spacieuse et confortable.

 

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Dimanche : Au réveil, il pleut à verse (12% de probabilité selon la météo). Nous décidons d’aller repérer le secteur des canyons et poussons jusqu’à POLLENCA. La pluie cesse en début d’après-midi et nous allons au cap de FORMENTOR admirer les falaises calcaires qui se jettent dans la grande bleue. Le retour à FORNALUTX se fait par d’autres routes toutes aussi tortueuses et enchâssées dans des gorges encaissées. Toutes les montagnes de l’île semblent taillées dans un beau calcaire sculpté de lapiaz acérés. Il doit y avoir de la spéléo à faire dans le coin (idée à creuser…)

 

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Lundi : Je propose de nous échauffer dans le canyon le plus proche, BINARAIX dont le débouché, visible depuis la terrasse de la villa, nous nargue sous le soleil matinal. On charge les sacs avec une corde de 44m, une de 33m, une de 18m et 15 mètres de dynema. La marche d’approche sur le GR 221 (1h15) est raide mais agréable, sur de magnifiques chemins empierrés. Stéphane grimpe vraiment vite pour quelqu’un qui a mal aux genoux… Il a un rythme d’enfer que nous n’essayons surtout pas de suivre, d’autant plus que les « 5.10 » de Cathy lui ont déjà déclenché de vilaines ampoules. Des cohortes d’allemands randonneurs se succèdent au col où nous grignotons un encas à base de « Jamon » et de fromage avant d’enfiler nos combinaisons. Un filet d’eau coule dans la rivière qui s’encaisse très vite. Premiers rappels, premières vasques (froides). Nous enchainons en 2h30 les rappels jusqu’à la cascade terminale où Stéphane s’aperçoit qu’il n’a plus ses bâtons de marche qu’il avait fourrés dans son sac au départ du canyon. Retour au Parking par le sentier en rive gauche à la sortie du canyon, histoire de faire une boucle (0h45).

 

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Mardi : Tout est prêt pour le plus spectaculaire de nos objectifs, l’enchainement de GORG BLAU, SA FOSCA et PAREIS. Nous partons avec le même matériel que la veille (qui nous servira tout au long de la semaine). Arrivés sur le parking, un regard vers le ciel nous laisse entrevoir de l

ongs nuages blancs (5% de risque de pluie selon la météo marine locale). Le topoguide nous intime de ne pas jouer avec la météo dans ce canyon. D’un commun accord, nous décidons donc de partir pour MORTITX, situé quelques kilomètres plus loin sur la même route, la MA-10 au kilomètre 11.

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Nous laissons le camion devant le portail du domaine viticole de MORTITX. La marche d’approche (1h30) commence dans les vignes, puis les oliviers, quitte la piste sur le dernier plat avant la série de virages de la montée, suit les cairns sur l’étendue herbeuse avant de plonger dans une belle gorge peuplée de chèvres sauvages et d’herbes coupantes. C’était pourtant bien marqué : Pantalons longs conseillés !

 

Un soleil de plomb fait vibrer l’air. Le vallon évasé se termine brutalement sur un encaissement. Deux espagnols naturistes pique-niquent à deux mètres du premier scellement. Nous trouvons un recoin de lapiaz à l’ombre pour grignoter un morceau avant de nous équiper.

 

 

RIMG0172Les premières cascades sont équipées en fixe avec des cordes plus ou moins abimées. Un filet d’eau froide alimente des vasques de plus en plus claires et Stéphane regrette de ne pas avoir pris sa veste de combinaison néoprène. Une C20 marque la fin des équipements fixes. Nous avons fait le choix de sortir par les voies d’escalade décrites dans le topo-guide (1h30 de remontée) et nous rappelons donc la corde avec un petit pincement au cœur. Deux cascades plus loin nous entendons le ressac de la mer. RIMG0186Il nous aura fallu une petite heure pour atteindre cette superbe vasque d’un bleu profond qui marque la fin du canyon. Cathy voudrait bien y descendre mais finit par renoncer (pas de scellements pour équiper la remonté). Nous levons la tête et trouvons un câble en rive droite. La via ferrata équipée en câble inox neuf de 6mm est installée par endroits sur la paroi. Stéphane part en éclaireur. C’est une assurance psychologique mais suffisante pour remonter sans problème les 30 mètres de parois verticales. Nous suivons des vires puis une dernière escalade équipée en câble de 8mm nous mène au sommet. RIMG0194Sur la paroi qui nous fait face, quelques chèvres acrobates font des prouesses pour arriver à grignoter les pousses des quelques arbres qui poussent au-dessus du vide. Nous les observons en nous demandant comment elles peuvent adhérer sur cette paroi vertigineuse. Une sente rejoint le départ du canyon Tous les touristes sont repartis. La gorge est à nous et nous devons pourtant l’emprunter pour regagner notre véhicule (2h00) et rentrer au Gite. Nous visionnons films et photos de la journée en sirotant un MOJITO (car nous le MOJITONS bien) et avalons un grand plat de pâtes avant de rejoindre les bras de Morphée. Ça nous fait de bonnes journées….

 

 


Mercredi : C’est la météo qui l’a dit : 0% de risque de pluie. C’est parfait pour faire SA FOSCA. Levés de bonne heure et de bonne humeur, nous déjeunons rapidement et le camion rouge de Stéphane nous emmène jusqu’au parking amont. C’est le 4eme jour consécutif que nous prenons cette route et il connait bien l’itinéraire… Une équipe de spéléo anglais arrive. Je tente de négocier la navette de retour mais ils n’ont pas prévu de sortir par la calanque de PAREIS. Mais, peut-être, suivant l’heure, l’un d’eux viendra nous chercher au parking aval. Ce qui nous éviterait une bonne galère car le retour a pied risque d’être très difficile (14km de route et 900m de dénivelé).

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RIMG0250Nous descendons dans GORG BLAU et dès la première cascade nous rattrapons un groupe d’espagnols. On ne sera pas seul…  Comment décrire ce canyon ? C’est beau, c’est froid, c’est grand, c’est magnifique. Nous sommes bien rodés et nous nous relayons pour équiper les cascades, pas très hautes mais avec de belles vasques d’arrivée dont 2 biefs de 30 et 50 mètres de long. Peu de sauts cependant. Nous mettons 3 heures pour arriver à l’échappatoire qui marque la jonction entre GORG BLAU et SA FOSCA. (Des barreaux scellés en rive droite et une corde) Nos amis espagnols sont là. Ils nous expliquent que la semaine dernière ils ont fait un secours dans le canyon pour ressortir un gars de 140 kg par l’échappatoire car il ne passait pas dans les parties étroites de SA FOSCA.Nous faisons une halte gastronomique avant d’attaquer les choses sérieuses. RIMG0265

 

 

La suite du canyon est franchement aquatique et complètement obscure. Aucune lumière ne parvient jusqu’à nous, même pas une faible lueur…

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Nous allumons les frontales. C’est  très étroit. Par endroits nous sommes obligés d’enlever les sacs du dos pour nous faufiler en nageant entre les parois. Ambiance spéléo ! (Quoique, sous te rre, nous aurions sans doute équipé des vires pour éviter de progresser dans l’eau). Il ne faut vraiment pas jouer avec la météo dans ce canyon étroit truffé de siphons et de boites à lettres.

 

 

RIMG0294L’équipe espa gnole nous laisse passer devant. Ils n’ont pas de véhicule en aval. Au bout de deux heures de progression dans le noir absolu, un rayon de lumière indique la fin de « l’estrecho ». Le canyon s’élargit mais ne perd pas son encaissement. Des blocs cyclopéens sont coincés au-dessus de nous. Un touriste allemand nous accueille. Il est descendu depuis l’amont de la gorge de PAREIS et, lui aussi, aimerait bien trouver un moyen de locomotion pour remonter jusqu’à sa voiture… RIMG0306Quelques minutes plus tard nous pouvons jouer les lézards au soleil de PAREIS. Il n’y a plus qu’à marcher une paire d’heures en contournant d’improbables chaos de blocs gigantesques entre des parois de calcaire lapiazé d’une sauvage beauté. Sur la fin, nous croisons un de nos anglais. Une lueur d’espoir s’allume dans nos prunelles (Il est venu nous chercher) puis vacille (Ses camarades ont finalement décidé de descendre aussi PAREIS et il n’est pas certain d’avoir une place pour remonter l’un d’entre nous jusqu’au parking amont)…Nous patientons avec lui une trentaine de minutes en bavardant. Les anglais sont venus faire de la spéléo mais se sont fait refouler par les gardes forestiers. Apparemment il faut demander des autorisations pour faire des gouffres majorquins. L’équipe anglaise et notre touriste allemand arrivent. Bien fatigués – l’un d’entre eux a fait le canyon en Shorty ! Nous jouons aux chenilles processionnaires jusqu’à la mer. WHOUAOU ! L’arrivée dans la calanque vaut à elle seule le détour.

 

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Une plage de galets, un voilier qui tangue doucement sous le soleil au pied d’immense falaises calcaires… et quelques touristes, dont un aussi sympathique qu’inattendu couple de spéléo vertacomicoriens en voyage de noces (tous nos vœux de bonheur !) qui acceptera gentiment de nous rapatrier jusqu’au camion. Tout est bien qui finit bien. Sur le parking amont, avant de nous séparer, je propose aux anglais de photographier le profil des plus beaux canyons de notre topo-guide (BINARAIX, MORTITX, SA FOSCA, DINNERS et NA MORA). Hélas sans penser à leur préciser que pour le dernier –NA MORA – il faut absolument équiper en cordes fixes pour pouvoir remonter car il n’y a pas de sortie possible par la mer ou les falaises. Nous n’avons aucun moyen de les contacter. Après de longues tergiversations, nous concluons que demain tout le monde se reposera et que nous irons faire NA MORA le jour suivant. Nous y laisserons un panneau d’avertissement à leur intention.

Comme nous l’avons bien « mojité »,  nous allons jusqu’à SOLLERS pour gouter aux spécialités régionales (Sangria, Paëlla et liqueur d’amande).

 

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Jeudi : Repos bien « mojité ». Nous envisageons d’aller jusqu’au parking amont de NA MORA pour vérifier que les anglais n’y sont pas. Le topo guide le situe au « Mirador de SES BARQUES ». Ca me dit quelque chose…. En fait c’est à 50 mètres de notre villa. Les anglais n’y sont pas. On peut partir tranquilles pour une visite de la côte jusqu’à ANDRATX.

 

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Vendredi : NA MORA. Trop fort ! Nous partons à pied de la villa,RIMG0382 louée au hasard sur internet et placée idéalement. Nous partons pour une bonne heure de marche d’approche pour arriver au pont qui enjambe le ruisseau à sec. Nous commençons à descendre mais après quelques vasques putrides évitées à grand mal nous devons nous équiper pour un premier rappel – Non ! Pas rappel car il faudra remonter par le même chemin. Nous plaçons la première corde et un panneau:

 

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Il y a peu d’eau dans ce canyon mais de belles vasques qui deviennent de plus en plus claire. A partir de l’échappatoire, vers le milieu du canyon, nous trouvons des cordes en fixe. Nous voilà totalement rassurés pour nos anglais et enchainons jusqu’à la mer. C’est beau à se jeter par terre ! Le bleu de l’eau se reflète sur le blanc du calcaire. La mer est étale. Deux petites méduses flottent nonchalamment dans le défilé qui s’étire sur 300 mètres. Nous nageons dans l’eau claire et profonde. RIMG0412Stéphane trouve un pas d’escalade pour finir sur une vire et rejoindre une esplanade qui surplombe la grande bleue. Oh ! Qu’elle est belle ! Oh ! Qu’elle est bleue ! Nous, ça nous rend heureux !... Un bateau s’approche. Nous tentons le bateau-stop (tant pis pour les cordes laissées dans le canyon) mais il ne retourne pas à SOLLERS. Il nous faudra donc remonter le canyon (2h00). Nous profitons du soleil pour la pause déjeuner et replongeons avec plaisir dans l’eau fraiche. Arrivés à l’échappatoire, nous rencontrons un groupe d’allemands mené par un guide espagnol. Ils ne font que la partie haute et s’arrêtent là. Le guide nous explique qu’il y a une sortie possible – par mer calme - en nageant 400 mètres en direction de SOLLERS jusqu’à un rocher caractéristique pour trouver un chemin qui permet d’éviter de remonter par le canyon. De retour à notre pont de départ, nous enlevons les combinaisons, prenons un court repos avant de remonter jusqu’à la villa (1h30).

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Nous rinçons le matériel et préparons nos valises. J’ai le dos cassé – les escalades avec le kit sur le dos ont déclenché un lumbago. Demain, si on fait DINNERS, je ferais la navette pour mes camarades – qui le « mojitent bien ».

 

 

Samedi : La fin est proche. Nous devons rendre la villa ce matin. Nous bougeons de bonne heure car la route sera fermée entre 8h30 et 13h30 en raison d’une course ( ?). Stéphane s’échappe avec le camion. Cathy et moi attendons la propriétaire pour la remise des clés et descendons ensuite à pied jusqu’à FORNALUTX pour rejoindre Stéphane. Nous allons à SOLLERS pour flemmarder sur la plage.

 

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En début d’après-midi, un remord nous prend. Cathy et Stéphane décident de faire DINNERS. Je les accompagne jusqu’au parking amont et part faire le ravitaillement en gasoil et en victuailles pour le repas du soir.

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Et donc, tel Pierrot, je prête ma plume à ma Colombine :

 

«16H00  !. Il fait chaud malgré l’heure tardive ! Nous sommes déjà en nage avant d’attaquer les 45 minutes de marche programmées sur le guide  « Canyons aux Baléares de Thierry Achmétoff ». Nous abandonnons Marcel sur le parking et jouons au Petit Poucet en suivant les cairns du sentier. Mais ceux-ci mènent à sa maison et nous écartent du bon chemin. Nous grimpons à travers le lapiaz et les touffes d’herbes coupantes pour retrouver le sentier bien marqué qui atteint le premier col. D’ici, la vue est Ma-gni-fique ! Le sentier a sorti le tapis rouge de l’Esterel et la méditerranée semble encore plus bleue… Et ça nous rend heureux… Le grand cairn posté sur le lit du rio asséché nous confirme le départ du canyon peu encaissé. Pas besoin de néoprène ni de 5.10, juste une paire de « baskets » et un pantalon long pour affronter les épines sporadiques parsemées dans les passages chaotiques de cette belle et longue promenade verticale du canyon de DINNERS.

 

 

Quel qRIMG0498ue soient leurs particularités et leurs singularités, les canyons sont une pure merveille de la natur e ; encaissés ou évasés, profonds ou à fleur de falaise, obscures ou clairs, aquatiques ou secs, animés ou calmes, ils se parcourent comme une galerie de peintures esthétiques aux formes rondes et lisse s, où se mêlent des palettes de gris ou noir capturant des verts émeraude pour les marmites chapeautées par le bleu azur du ciel. La particularité des «  barrancos » de Baléares vient du bleu qui est au sol. Le final est un tableau bicolore, en gris et en bleu, et ça nous rend heureux… Les canyons sont des esthètes. Tout comme A. Fournier pour les livres, j’aime jouir de leurs sensualités et leurs violences.


Un autre trait caractéristique des canyons, c’est qu’ils sont joueurs. Et DINNERS n’échappe pas à cette règle. Nous aurions bien aimé abattre notre carte joker pour contourner le passage clef du canyon : la fosse septique, une vasque putRIMG0516ride de chez putride. L’équipement laissé sur place est très léger presque inexistant, et un bain dans cette piscine marron (nouvelle couleur au pinceau) est inconcevable. Stéphane déploie de grands eff orts et tout son savoir-faire pour éviter avec succès le bain de pied voir plus si affinité car il «souhaite garder s a vie sociale»... Mais mon âme de photographe amateur ne peut s'empécher de graver ce moment historique…  Bel effort… C’est la première fois que je l’entends essouffler, derrière le becquet rocheux… Beaux efforts… Grâce à l’énergie produite par sa « colère », je franchis l’obstacle par un rappel guidé sans mouillé le moindre orteil. Merci Stéphane ! Nous regardons une dernière fois cette toile, où nous avons sacrifié une plaquette avec mousqueton et une demi-heure de notre vieille jeunesse mais nous sommes restés "muy seco".

 

RIMG0487Nous continuons notre progression et enchaînons les rappels. Nous avons établi une norme : pour les rappels équipés d’un anneau, nous utilisons la Dynéma de 15 mètres obligatoirement en double, pour les cascades renforcées d’un relais de deux ancrages, nous rappelons avec nos cordes de 8mm. Dans les biefs desséchés, je mets le turbo pour ne pas avoir l’impression de faire le canyon en solo (loin derrière Stéphane).

 

Le chaos annonce la fin du canyon. Nous dépassons le torrent de SA COMA… Nous suivons les cairns en rive droite, mais comme à l’allée, nous ne sommes pas prêts à entrer dans le conte de Charles Perrault car nous perdons notre chemin et terminons cette rivière dans son lit pour déboucher sur le pont qui marque le terminus. Il est 21H00. Nous ne voyons pas le camion rouge. Un regard sur le livre nous indique quelle direction prendre pour rejoindre Marcel au le parking de la CALA TUENT. La crique est intime, silencieuse et romantique.

Après un dîner «bien mojité », nous bivouaquons au bord de la mer sous un ciel étoilé, rythmé au doux clapotis de la mer quelque fois parasité par notre pêcheur à la ligne espagnol et rehaussé par le ronronnement ancestral du moteur du llaud (bateau de pêche majorquin). »

Et rendons à Marcel ce qui appartient à Pierrot.

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Dimanche : Retour à la civilisation. Contrastes saisissants avec ces derniers jours : Il y a beaucoup de monde (en grande majorité germanophone) dans les rues et sur le marché d’ALCUDIA. Nous jouons aux touristes et visitons le château de ARTA avant de nous rapprocher au maximum de PALMA. Nous passons la soirée et la nuit à S’ARENAL – station balnéaire et extrêmement touristique. On pourrait se croire en Asie, à Bangkok ou Manille : Bars, boites et échoppes se succèdent sur le front de mer où déambule une faune interlope de personnages de plus en plus alcoolisés  avec la nuit qui tombe. Un orage vide le boulevard. Nous dégustons un dernier MOJITO, une dernière paëlla et un dernier pichet de sangria avant de rentrer à l’hôtel.

 

Lundi : Stéphane nous abandonne sur le port de PALMA et embarque pour BARCELONE. Nous lui faisons un dernier signe de la main depuis le balcon de notre hôtel.
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- Encore merci Stéphane et à bientôt pour de nouvelles aventures. Rendez-vous l’année prochaine sur d’autres iles : Les Iles Philippines.

 

C@therine & M@rcel

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