Participants : Marcel, Robin, Manon et Romain
Lors de notre première visite à la Maïre des eaux à la Valette, Philippe nous avait proposé de venir découvrir la Baume de Dardennes le vendredi suivant entre deux groupes, c'est-à-dire de 12h à 14h, donc pendant notre pause déjeuner.
Nous avions bien évidemment accepté sans hésiter.
C'est donc avec les kits de spéléo que nous allons travailler vendredi matin, très impatients d'être en pause déjeuner.
Manon rejoint Robin et moi (Romain) au bureau et nous arrivons aux abords de la Baume de Dardennes un peu avant midi.
J'enfile ma néoprène et les autres leur combi de spéléo, c'est donc moi qui vais devoir me mettre à l'eau pour pousser la barque dans la rivière. Avec les 32°C dehors, l'idée de me rafraîchir ne me déplaît pas.
Marcel nous rejoint vers midi et après le briefing de Philippe nous entrons dans la galerie vers 12h05, la différence de température est bien marquée, cela fait du bien de se rafraîchir.
Top chrono, il faut que tout le monde soit rentré au travail pour 14h.
Progressivement, nous commençons par un peu de galerie artificielle puis nous passons dans la galerie naturelle. Sur le passage, Marcel nous indique l'ancienne entrée naturelle maintenant condamnée.
Marcel ne manque pas de nous raconter ses aventures dans cette même galerie "quelques" années auparavant.
Arrivés au barrage, une barque nous attend, Philippe nous l'avait préparée. Marcel, Robin et Manon grimpent à l'intérieur pendant que je descends dans l'eau. Avec la combi néoprène, je ne ressens même pas de différence de température au moment de pénétrer dans la rivière teintée de la boue remuée par la visite du matin.
La progression dans la rivière est très agréable et totalement hors du temps. Il y a 30 minutes nous étions encore au bureau dans la chaleur estivale et maintenant nous sommes sous terre à naviguer dans une galerie naturelle.
Nous arrivons alors au passage clé de la rivière, une voûte très basse sous laquelle les bords de la barque passent tout juste. Il faut alors que les matelots du jour jouent au Tetris pour s'allonger tous les 3 dans le fond de la barque sans que rien ne dépasse ! Robin baisse la tête pour que sa frontale ne dépasse pas et je m'empresse de pousser tout le monde sous l'arche.
On arrive maintenant au bout de la partie navigable de la rivière. Tout le monde descend et nous nous dirigeons vers une échelle fixée à la paroi pour faciliter l'accès à une zone avec de nombreuses concrétions.
J'en profite pour sortir mon téléphone et essayer de prendre quelques photos à la lueur de ma frontale. Aujourd'hui Jean-Claude n'est pas là avec son flash, on va devoir se contenter de mon téléphone. Manque de chance, je ne l'ai pas rechargé la nuit précédente et le niveau de la batterie est bas, on ne pourra pas prendre trop de clichés.
Il est un peu plus de 12h30, on a le temps de continuer. Manon, toujours en soif d'aventures, prend la tête et commence l'exploration. Les premiers passages sont composés de roches, mais très vite la boue devient de plus en plus présente et nous retrouvons la rivière. Marcel prend la tête et descend une échelle de spéléo en place. Il ne voit pas d'autre issue que de descendre dans l'eau. Il faut bien se rendre à l'évidence, tout le monde est motivé pour continuer, il va donc falloir "mouiller la chemise". Robin suit mais Manon tente de contourner l'eau par la paroi boueuse. Je descends faire la parade en dessous mais elle finit par renoncer et je la porte sur mes épaules pour passer la rivière.
La progression continue dans les galeries boueuses mais nous finissons sur un espèce de laminoir qui semble non débouchant. Nous cherchons autour, Manon maintenant mouillée par des passages intermédiaires, essaie de suivre un ruisseau mais le passage se rétrécis là encore et il fallait passer sous l'eau. Nous décidons alors de faire demi-tour et rechercher d'autres passages sur le chemin du retour car nous avons encore un peu de temps. Robin trouve un trou en hauteur, plein de glaise bien glissante. Nous l'aidons à monter et il nous indique que cela semble continuer. Nous aidons Manon à monter le rejoindre, et je finis par les suivre avec l'aide de Marcel. Celui-ci, n'ayant personne pour l'aider à monter, décide de nous attendre.
Nous progressons alors dans un boyau très boueux qui continue jusqu'à une étroiture, après celle-ci, le sol est plus sec et les parois sont parées de petites concrétions magnifiques, comme des cristaux.
Avec de la boue plein les gants, il devient difficile de faire fonctionner le tactile du téléphone à travers la pochette étanche pour prendre des photos.
Même si cela continue, nous décidons de faire demi-tour et ne pas faire patienter Marcel trop longtemps.
En rejoignant Marcel, nous ramenons de la boue avec nos pieds et le pauvre se prend des éclaboussures de boue sur le visage.
De retour devant une mare devenue boueuse après notre passage alors qu'elle était si claire à l'aller, Marcel nous prévient "Attention, il y avait un trou à droite". Mais il n'a pas le temps de finir sa phrase que Robin lui répond : "celui-là ? ". On ne voyait plus que la tête de Robin qui dépassait de la surface : il venait de tomber dans le trou dans lequel il avait à peine pied. Cette fois il est complètement trempé.
En direction de la rivière, Robin fait une escalade en opposition pour monter dans une galerie fossile. Celle-ci semble se poursuivre vers l'amont. Mais nous décidons de ne pas y aller, il est temps de rentrer pour retourner travailler à l'heure, il est déjà 13h20.
De retour à la rivière, la barque nous attend mais tout le monde étant déjà mouillé, nous décidons de tous rentrer à pied dans la rivière. On en profite pour laver la boue présente sur nos combis.
Mais arrivés à la voûte, le bateau ne passe pas. En effet, une fois vide il est plus haut sur l'eau et les bords ne peuvent plus passer sous la roche. Nous retournons alors au bout de la rivière pour faire monter Marcel et Manon. C'est un peu juste mais avec Robin, nous tirons vers le bas pendant que Marcel pousse la roche pour que la barque s'enfonce un peu. Ça passe !
Après un bon lavage des combis au barrage, nous sortons du canal pour retrouver la chaleur estivale.
Le temps de se changer, nous repartons à 13h40. Mission accomplie ! Une sortie spéléo à faire de la barque sous Toulon pendant une pause de midi !
Merci à Philippe pour cette aventure extraordinaire.
Romain

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