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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 15:46

 

Camps canyon aux Baléares 

 

du 5 au 15 MAI

 

 

 

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Participants :

 

ACV: Catherine et Marcel 

 

Auzat: Stéphane 

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   « - Allo, Salut ! C’est Stef ! Ça vous dit une semaine de canyons aux Baléares ?

- ….. »

Quelques secondes d’hésitations. Je croise le regard de Cathy où vient de s’allumer une étincelle de gourmandise.

« - OK ! Ça part de là ! »

En quelques jours, le voyage va s’organiser : Un coup de fil à Jean-Pierre MARTIN pour récolter de précieuses informations, les réservations sur RYANAIR et la location d’une villa à FORNALUTX via Internet. Stéphane passe à la maison récupérer notre matériel et l’acheminer jusqu’à PALMA en ferry depuis Barcelone. Cathy et moi voyagerons légers en Avion depuis Marseille.

Nous retrouvons donc Stéphane (un peu fatigué d’une nuit agitée sur le ferry) à PALMA de MAJORQUE le dimanche à 00h00 sur le parking de l’aéroport. La villa louée est charmante, spacieuse et confortable.

 

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Dimanche : Au réveil, il pleut à verse (12% de probabilité selon la météo). Nous décidons d’aller repérer le secteur des canyons et poussons jusqu’à POLLENCA. La pluie cesse en début d’après-midi et nous allons au cap de FORMENTOR admirer les falaises calcaires qui se jettent dans la grande bleue. Le retour à FORNALUTX se fait par d’autres routes toutes aussi tortueuses et enchâssées dans des gorges encaissées. Toutes les montagnes de l’île semblent taillées dans un beau calcaire sculpté de lapiaz acérés. Il doit y avoir de la spéléo à faire dans le coin (idée à creuser…)

 

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Lundi : Je propose de nous échauffer dans le canyon le plus proche, BINARAIX dont le débouché, visible depuis la terrasse de la villa, nous nargue sous le soleil matinal. On charge les sacs avec une corde de 44m, une de 33m, une de 18m et 15 mètres de dynema. La marche d’approche sur le GR 221 (1h15) est raide mais agréable, sur de magnifiques chemins empierrés. Stéphane grimpe vraiment vite pour quelqu’un qui a mal aux genoux… Il a un rythme d’enfer que nous n’essayons surtout pas de suivre, d’autant plus que les « 5.10 » de Cathy lui ont déjà déclenché de vilaines ampoules. Des cohortes d’allemands randonneurs se succèdent au col où nous grignotons un encas à base de « Jamon » et de fromage avant d’enfiler nos combinaisons. Un filet d’eau coule dans la rivière qui s’encaisse très vite. Premiers rappels, premières vasques (froides). Nous enchainons en 2h30 les rappels jusqu’à la cascade terminale où Stéphane s’aperçoit qu’il n’a plus ses bâtons de marche qu’il avait fourrés dans son sac au départ du canyon. Retour au Parking par le sentier en rive gauche à la sortie du canyon, histoire de faire une boucle (0h45).

 

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Mardi : Tout est prêt pour le plus spectaculaire de nos objectifs, l’enchainement de GORG BLAU, SA FOSCA et PAREIS. Nous partons avec le même matériel que la veille (qui nous servira tout au long de la semaine). Arrivés sur le parking, un regard vers le ciel nous laisse entrevoir de l

ongs nuages blancs (5% de risque de pluie selon la météo marine locale). Le topoguide nous intime de ne pas jouer avec la météo dans ce canyon. D’un commun accord, nous décidons donc de partir pour MORTITX, situé quelques kilomètres plus loin sur la même route, la MA-10 au kilomètre 11.

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Nous laissons le camion devant le portail du domaine viticole de MORTITX. La marche d’approche (1h30) commence dans les vignes, puis les oliviers, quitte la piste sur le dernier plat avant la série de virages de la montée, suit les cairns sur l’étendue herbeuse avant de plonger dans une belle gorge peuplée de chèvres sauvages et d’herbes coupantes. C’était pourtant bien marqué : Pantalons longs conseillés !

 

Un soleil de plomb fait vibrer l’air. Le vallon évasé se termine brutalement sur un encaissement. Deux espagnols naturistes pique-niquent à deux mètres du premier scellement. Nous trouvons un recoin de lapiaz à l’ombre pour grignoter un morceau avant de nous équiper.

 

 

RIMG0172Les premières cascades sont équipées en fixe avec des cordes plus ou moins abimées. Un filet d’eau froide alimente des vasques de plus en plus claires et Stéphane regrette de ne pas avoir pris sa veste de combinaison néoprène. Une C20 marque la fin des équipements fixes. Nous avons fait le choix de sortir par les voies d’escalade décrites dans le topo-guide (1h30 de remontée) et nous rappelons donc la corde avec un petit pincement au cœur. Deux cascades plus loin nous entendons le ressac de la mer. RIMG0186Il nous aura fallu une petite heure pour atteindre cette superbe vasque d’un bleu profond qui marque la fin du canyon. Cathy voudrait bien y descendre mais finit par renoncer (pas de scellements pour équiper la remonté). Nous levons la tête et trouvons un câble en rive droite. La via ferrata équipée en câble inox neuf de 6mm est installée par endroits sur la paroi. Stéphane part en éclaireur. C’est une assurance psychologique mais suffisante pour remonter sans problème les 30 mètres de parois verticales. Nous suivons des vires puis une dernière escalade équipée en câble de 8mm nous mène au sommet. RIMG0194Sur la paroi qui nous fait face, quelques chèvres acrobates font des prouesses pour arriver à grignoter les pousses des quelques arbres qui poussent au-dessus du vide. Nous les observons en nous demandant comment elles peuvent adhérer sur cette paroi vertigineuse. Une sente rejoint le départ du canyon Tous les touristes sont repartis. La gorge est à nous et nous devons pourtant l’emprunter pour regagner notre véhicule (2h00) et rentrer au Gite. Nous visionnons films et photos de la journée en sirotant un MOJITO (car nous le MOJITONS bien) et avalons un grand plat de pâtes avant de rejoindre les bras de Morphée. Ça nous fait de bonnes journées….

 

 


Mercredi : C’est la météo qui l’a dit : 0% de risque de pluie. C’est parfait pour faire SA FOSCA. Levés de bonne heure et de bonne humeur, nous déjeunons rapidement et le camion rouge de Stéphane nous emmène jusqu’au parking amont. C’est le 4eme jour consécutif que nous prenons cette route et il connait bien l’itinéraire… Une équipe de spéléo anglais arrive. Je tente de négocier la navette de retour mais ils n’ont pas prévu de sortir par la calanque de PAREIS. Mais, peut-être, suivant l’heure, l’un d’eux viendra nous chercher au parking aval. Ce qui nous éviterait une bonne galère car le retour a pied risque d’être très difficile (14km de route et 900m de dénivelé).

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RIMG0250Nous descendons dans GORG BLAU et dès la première cascade nous rattrapons un groupe d’espagnols. On ne sera pas seul…  Comment décrire ce canyon ? C’est beau, c’est froid, c’est grand, c’est magnifique. Nous sommes bien rodés et nous nous relayons pour équiper les cascades, pas très hautes mais avec de belles vasques d’arrivée dont 2 biefs de 30 et 50 mètres de long. Peu de sauts cependant. Nous mettons 3 heures pour arriver à l’échappatoire qui marque la jonction entre GORG BLAU et SA FOSCA. (Des barreaux scellés en rive droite et une corde) Nos amis espagnols sont là. Ils nous expliquent que la semaine dernière ils ont fait un secours dans le canyon pour ressortir un gars de 140 kg par l’échappatoire car il ne passait pas dans les parties étroites de SA FOSCA.Nous faisons une halte gastronomique avant d’attaquer les choses sérieuses. RIMG0265

 

 

La suite du canyon est franchement aquatique et complètement obscure. Aucune lumière ne parvient jusqu’à nous, même pas une faible lueur…

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Nous allumons les frontales. C’est  très étroit. Par endroits nous sommes obligés d’enlever les sacs du dos pour nous faufiler en nageant entre les parois. Ambiance spéléo ! (Quoique, sous te rre, nous aurions sans doute équipé des vires pour éviter de progresser dans l’eau). Il ne faut vraiment pas jouer avec la météo dans ce canyon étroit truffé de siphons et de boites à lettres.

 

 

RIMG0294L’équipe espa gnole nous laisse passer devant. Ils n’ont pas de véhicule en aval. Au bout de deux heures de progression dans le noir absolu, un rayon de lumière indique la fin de « l’estrecho ». Le canyon s’élargit mais ne perd pas son encaissement. Des blocs cyclopéens sont coincés au-dessus de nous. Un touriste allemand nous accueille. Il est descendu depuis l’amont de la gorge de PAREIS et, lui aussi, aimerait bien trouver un moyen de locomotion pour remonter jusqu’à sa voiture… RIMG0306Quelques minutes plus tard nous pouvons jouer les lézards au soleil de PAREIS. Il n’y a plus qu’à marcher une paire d’heures en contournant d’improbables chaos de blocs gigantesques entre des parois de calcaire lapiazé d’une sauvage beauté. Sur la fin, nous croisons un de nos anglais. Une lueur d’espoir s’allume dans nos prunelles (Il est venu nous chercher) puis vacille (Ses camarades ont finalement décidé de descendre aussi PAREIS et il n’est pas certain d’avoir une place pour remonter l’un d’entre nous jusqu’au parking amont)…Nous patientons avec lui une trentaine de minutes en bavardant. Les anglais sont venus faire de la spéléo mais se sont fait refouler par les gardes forestiers. Apparemment il faut demander des autorisations pour faire des gouffres majorquins. L’équipe anglaise et notre touriste allemand arrivent. Bien fatigués – l’un d’entre eux a fait le canyon en Shorty ! Nous jouons aux chenilles processionnaires jusqu’à la mer. WHOUAOU ! L’arrivée dans la calanque vaut à elle seule le détour.

 

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Une plage de galets, un voilier qui tangue doucement sous le soleil au pied d’immense falaises calcaires… et quelques touristes, dont un aussi sympathique qu’inattendu couple de spéléo vertacomicoriens en voyage de noces (tous nos vœux de bonheur !) qui acceptera gentiment de nous rapatrier jusqu’au camion. Tout est bien qui finit bien. Sur le parking amont, avant de nous séparer, je propose aux anglais de photographier le profil des plus beaux canyons de notre topo-guide (BINARAIX, MORTITX, SA FOSCA, DINNERS et NA MORA). Hélas sans penser à leur préciser que pour le dernier –NA MORA – il faut absolument équiper en cordes fixes pour pouvoir remonter car il n’y a pas de sortie possible par la mer ou les falaises. Nous n’avons aucun moyen de les contacter. Après de longues tergiversations, nous concluons que demain tout le monde se reposera et que nous irons faire NA MORA le jour suivant. Nous y laisserons un panneau d’avertissement à leur intention.

Comme nous l’avons bien « mojité »,  nous allons jusqu’à SOLLERS pour gouter aux spécialités régionales (Sangria, Paëlla et liqueur d’amande).

 

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Jeudi : Repos bien « mojité ». Nous envisageons d’aller jusqu’au parking amont de NA MORA pour vérifier que les anglais n’y sont pas. Le topo guide le situe au « Mirador de SES BARQUES ». Ca me dit quelque chose…. En fait c’est à 50 mètres de notre villa. Les anglais n’y sont pas. On peut partir tranquilles pour une visite de la côte jusqu’à ANDRATX.

 

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Vendredi : NA MORA. Trop fort ! Nous partons à pied de la villa,RIMG0382 louée au hasard sur internet et placée idéalement. Nous partons pour une bonne heure de marche d’approche pour arriver au pont qui enjambe le ruisseau à sec. Nous commençons à descendre mais après quelques vasques putrides évitées à grand mal nous devons nous équiper pour un premier rappel – Non ! Pas rappel car il faudra remonter par le même chemin. Nous plaçons la première corde et un panneau:

 

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Il y a peu d’eau dans ce canyon mais de belles vasques qui deviennent de plus en plus claire. A partir de l’échappatoire, vers le milieu du canyon, nous trouvons des cordes en fixe. Nous voilà totalement rassurés pour nos anglais et enchainons jusqu’à la mer. C’est beau à se jeter par terre ! Le bleu de l’eau se reflète sur le blanc du calcaire. La mer est étale. Deux petites méduses flottent nonchalamment dans le défilé qui s’étire sur 300 mètres. Nous nageons dans l’eau claire et profonde. RIMG0412Stéphane trouve un pas d’escalade pour finir sur une vire et rejoindre une esplanade qui surplombe la grande bleue. Oh ! Qu’elle est belle ! Oh ! Qu’elle est bleue ! Nous, ça nous rend heureux !... Un bateau s’approche. Nous tentons le bateau-stop (tant pis pour les cordes laissées dans le canyon) mais il ne retourne pas à SOLLERS. Il nous faudra donc remonter le canyon (2h00). Nous profitons du soleil pour la pause déjeuner et replongeons avec plaisir dans l’eau fraiche. Arrivés à l’échappatoire, nous rencontrons un groupe d’allemands mené par un guide espagnol. Ils ne font que la partie haute et s’arrêtent là. Le guide nous explique qu’il y a une sortie possible – par mer calme - en nageant 400 mètres en direction de SOLLERS jusqu’à un rocher caractéristique pour trouver un chemin qui permet d’éviter de remonter par le canyon. De retour à notre pont de départ, nous enlevons les combinaisons, prenons un court repos avant de remonter jusqu’à la villa (1h30).

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Nous rinçons le matériel et préparons nos valises. J’ai le dos cassé – les escalades avec le kit sur le dos ont déclenché un lumbago. Demain, si on fait DINNERS, je ferais la navette pour mes camarades – qui le « mojitent bien ».

 

 

Samedi : La fin est proche. Nous devons rendre la villa ce matin. Nous bougeons de bonne heure car la route sera fermée entre 8h30 et 13h30 en raison d’une course ( ?). Stéphane s’échappe avec le camion. Cathy et moi attendons la propriétaire pour la remise des clés et descendons ensuite à pied jusqu’à FORNALUTX pour rejoindre Stéphane. Nous allons à SOLLERS pour flemmarder sur la plage.

 

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En début d’après-midi, un remord nous prend. Cathy et Stéphane décident de faire DINNERS. Je les accompagne jusqu’au parking amont et part faire le ravitaillement en gasoil et en victuailles pour le repas du soir.

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Et donc, tel Pierrot, je prête ma plume à ma Colombine :

 

«16H00  !. Il fait chaud malgré l’heure tardive ! Nous sommes déjà en nage avant d’attaquer les 45 minutes de marche programmées sur le guide  « Canyons aux Baléares de Thierry Achmétoff ». Nous abandonnons Marcel sur le parking et jouons au Petit Poucet en suivant les cairns du sentier. Mais ceux-ci mènent à sa maison et nous écartent du bon chemin. Nous grimpons à travers le lapiaz et les touffes d’herbes coupantes pour retrouver le sentier bien marqué qui atteint le premier col. D’ici, la vue est Ma-gni-fique ! Le sentier a sorti le tapis rouge de l’Esterel et la méditerranée semble encore plus bleue… Et ça nous rend heureux… Le grand cairn posté sur le lit du rio asséché nous confirme le départ du canyon peu encaissé. Pas besoin de néoprène ni de 5.10, juste une paire de « baskets » et un pantalon long pour affronter les épines sporadiques parsemées dans les passages chaotiques de cette belle et longue promenade verticale du canyon de DINNERS.

 

 

Quel qRIMG0498ue soient leurs particularités et leurs singularités, les canyons sont une pure merveille de la natur e ; encaissés ou évasés, profonds ou à fleur de falaise, obscures ou clairs, aquatiques ou secs, animés ou calmes, ils se parcourent comme une galerie de peintures esthétiques aux formes rondes et lisse s, où se mêlent des palettes de gris ou noir capturant des verts émeraude pour les marmites chapeautées par le bleu azur du ciel. La particularité des «  barrancos » de Baléares vient du bleu qui est au sol. Le final est un tableau bicolore, en gris et en bleu, et ça nous rend heureux… Les canyons sont des esthètes. Tout comme A. Fournier pour les livres, j’aime jouir de leurs sensualités et leurs violences.


Un autre trait caractéristique des canyons, c’est qu’ils sont joueurs. Et DINNERS n’échappe pas à cette règle. Nous aurions bien aimé abattre notre carte joker pour contourner le passage clef du canyon : la fosse septique, une vasque putRIMG0516ride de chez putride. L’équipement laissé sur place est très léger presque inexistant, et un bain dans cette piscine marron (nouvelle couleur au pinceau) est inconcevable. Stéphane déploie de grands eff orts et tout son savoir-faire pour éviter avec succès le bain de pied voir plus si affinité car il «souhaite garder s a vie sociale»... Mais mon âme de photographe amateur ne peut s'empécher de graver ce moment historique…  Bel effort… C’est la première fois que je l’entends essouffler, derrière le becquet rocheux… Beaux efforts… Grâce à l’énergie produite par sa « colère », je franchis l’obstacle par un rappel guidé sans mouillé le moindre orteil. Merci Stéphane ! Nous regardons une dernière fois cette toile, où nous avons sacrifié une plaquette avec mousqueton et une demi-heure de notre vieille jeunesse mais nous sommes restés "muy seco".

 

RIMG0487Nous continuons notre progression et enchaînons les rappels. Nous avons établi une norme : pour les rappels équipés d’un anneau, nous utilisons la Dynéma de 15 mètres obligatoirement en double, pour les cascades renforcées d’un relais de deux ancrages, nous rappelons avec nos cordes de 8mm. Dans les biefs desséchés, je mets le turbo pour ne pas avoir l’impression de faire le canyon en solo (loin derrière Stéphane).

 

Le chaos annonce la fin du canyon. Nous dépassons le torrent de SA COMA… Nous suivons les cairns en rive droite, mais comme à l’allée, nous ne sommes pas prêts à entrer dans le conte de Charles Perrault car nous perdons notre chemin et terminons cette rivière dans son lit pour déboucher sur le pont qui marque le terminus. Il est 21H00. Nous ne voyons pas le camion rouge. Un regard sur le livre nous indique quelle direction prendre pour rejoindre Marcel au le parking de la CALA TUENT. La crique est intime, silencieuse et romantique.

Après un dîner «bien mojité », nous bivouaquons au bord de la mer sous un ciel étoilé, rythmé au doux clapotis de la mer quelque fois parasité par notre pêcheur à la ligne espagnol et rehaussé par le ronronnement ancestral du moteur du llaud (bateau de pêche majorquin). »

Et rendons à Marcel ce qui appartient à Pierrot.

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Dimanche : Retour à la civilisation. Contrastes saisissants avec ces derniers jours : Il y a beaucoup de monde (en grande majorité germanophone) dans les rues et sur le marché d’ALCUDIA. Nous jouons aux touristes et visitons le château de ARTA avant de nous rapprocher au maximum de PALMA. Nous passons la soirée et la nuit à S’ARENAL – station balnéaire et extrêmement touristique. On pourrait se croire en Asie, à Bangkok ou Manille : Bars, boites et échoppes se succèdent sur le front de mer où déambule une faune interlope de personnages de plus en plus alcoolisés  avec la nuit qui tombe. Un orage vide le boulevard. Nous dégustons un dernier MOJITO, une dernière paëlla et un dernier pichet de sangria avant de rentrer à l’hôtel.

 

Lundi : Stéphane nous abandonne sur le port de PALMA et embarque pour BARCELONE. Nous lui faisons un dernier signe de la main depuis le balcon de notre hôtel.
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- Encore merci Stéphane et à bientôt pour de nouvelles aventures. Rendez-vous l’année prochaine sur d’autres iles : Les Iles Philippines.

 

C@therine & M@rcel

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