Programme

11 mai   : 
Canyon de l'Imberguet
 

mai / juin  : 
Sorties canyon (fonction de la météo)
S'adresser à Denis 


15-21 Juin  :
Camp canyon Sierra de Guara
(Contacter Denis)

 Juin-Septembre  :
Camp au Marguareis

 23-30 août  :
Rassemblement européen à Lans en Vercors

 27-28 septembre  :
Exercice secours - Barnum dans le Dévoluy

Images aléatoires

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Lundi 19 mai 2008

SORTIE DECOUVERTE
AU RAGAIE DE NEOULES
POUR LE CLUB DE BOXE DE LA VALETTE

18 mai 2008 

Jean-Michel, un collègue de travail, voulait faire découvrir la spéléo à ses amis du club de boxe. Il m'a ainsi demandé de lui organiser une sortie découverte.

Et c'est pas moins de 23 personnes (11 adultes et 12 enfants) qui se sont inscrites et qui sont toutes venues !!!! Plus une 24ème, Céline, futur membre de l'ACV.

8H30, rendez-vous à Solliès-Toucas et direction Néoules en convoi. Distribution et réglage des casques, remplissage des dudules pour les adultes et garnissage des bidons étanches avec quelques friandises pour tenir le coup jusqu'à 14 ou 15H. C'est bizarre, mais la vue des bidons étanches a suscité quelques inquiétudes : mais dans quelle galère vont-ils nous emmener ?!?!

10H20, tout le monde est prêt devant l'entrée du Ragaie. Les enfants trépignent d'impatience. Le 1er groupe part, encadré par Denis et Cathy. En attendant, le 2ème groupe profite du soleil en posant quelques questions.


10H40, le 2ème groupe encadré par Marcel, Sandra et moi-même s'engouffre à son tour.

Compte tenu des pluies des jours précédents, les premières flaques font leur apparition à une trentaine de mètres de l'entrée. Puis, la galerie se rétrécie et devient plus hostile. Et oui, c'est ça la spéléo dans le Var !!!! Mais bon, pour l'instant, tout le monde est motivé et rampe joyeusement.


Et voici la suite des réjouissances : le premier lac à franchir (Ah voilà l'explication des bidons étanches !!!). Nos boxeurs opterons tous pour le passage au sec, aidés par les cadres qui eux trempent jusqu'en haut des cuisses, voire même plus haut pour ma fille Sandra !!!!  Pour le passage final plus délicat, les 2 plus jeunes enfants sont portés par Marcel et moi-même. Les deux Jean-Michel, visiblement à l'aise en escalade, passent entièrement au sec. Bravo. Quant aux autres, je les aide à faire le grand écart pour passer en se mouillant les pieds uniquement.



On continue, mais toutes les vasques sont remplies. Du coup, mis à part les plus petits, tout le monde passe dans l'eau.



Petit break dans la salle de la bougie avec quelques explications de Marcel. Certain enfant en profitent pour se restaurer. Et c'est reparti, mais certains commencent déjà à demander si c'est encore loin le fond.



Nous arrivons au 2ème lac. Pour passer au sec, il faut franchir un petit « détroit » et là, pas question de tomber à l'eau car on a pas pied. Je passe le premier et m'assoie, jambes tendues entre les deux rives afin de servir de pont aux enfants et à tout ceux en qui en auront besoin. Marcel et Sandra sont l'eau et proposent leur aide pour finir de contourner le lac sans tomber à l'eau. Jean-Michel est aussi dans l'eau, mais c'est pour prendre des photos et guetter les chutes éventuelles !!!



Derniers petit lac à franchir avant d'arriver à la salle des sables. Une escalade délicate permet de passer au sec, mais en cas de chute, c'est le bain complet. La plupart optent donc pour un passage direct dans l'eau. Mais malgré ça, Véronique n'échappera pas au bain en trébuchant sur un cailloux !!!




12H30, nous retrouvons le 1er groupe à la salle des sables. Tout le monde se précipite sur les bidons étanches pour y récupérer quelques friandises. Ca creuse la spéléo !!! Ensuite, photo de famille et le 1er groupe fait demi-tour et part visiter la salle des carottes. Pendant ce temps, je pars avec Jean-Michel, Corinne et Sandra jusqu'à la voûte mouillante. Tous les gours sont remplis et l'eau coule; c'est superbe. Quant à Marcel, il emmène les autres visiter une toute petite salle concrétionnée.


Puis nous prenons le chemin de retour. Le 1er groupe est en train de redescendre de la salle des carottes. Nous les laissons passer avant d'entamer l'escalade pour y accéder. De nouveau, petite photo de famille au milieu des concrétions et demi-tour.



La fatigue et la lassitude commencent à gagner certains et quelques signes de ras-le-bol font leur apparition. Il est temps de sortir. En plus, Véronique qui a pris un bain commence à avoir froid.

15H, tout le monde est dehors. Nous nous changeons rapidement et partons manger en laissant toute les affaires en vrac sur le parking !!!


Super sortie en compagnie d'une très agréable équipe motivée.

Peut-être à bientôt pour de nouvelles aventures .....


Jean-Claude

 


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par Jean-Claude publié dans : SPELEO
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Lundi 12 mai 2008

BAGNOLAR

12 mai 2008

 

En attendant l'article....












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Dimanche 11 mai 2008


L'IMBERGUET
11 mai

 

Arrivés vers 18h chez Adrien à la Colle-sur-loup, en compagnie de Denis, Céline, Estelle et Jean-Marie, nous nous apprêtons à passer une soirée sympa avec apéro et barbecue au rendez-vous. Après cette soirée, certains vont se coucher, d’autres veillent encore un peu, mais à cause des moustiques, tout le monde aura, à part Adrien et Jojo (Ndlr, le coloc d’Adrien), une nuit plutôt courte.

 



Le groupe se dirige donc vers le canyon prévu ce jour même, certains dorment dans la voiture, et d’autres les prennent en photos. Après 45 minutes de trajet, nous arrivons à la sortie du Canyon. Chacun dépose vite fait des affaires de rechanges dans la voiture de Jean-Marie, puis nous montons tous dans le Partner avec Denis pour rejoindre le haut du canyon.



 

Une fois arrivé, il faut mettre les combis, chose difficile après une nuit assez courte. Presque tout le monde se change en silence, à l’exception d’Adrien et de Denis, qui même s’ils ne sont pas réveillés, continuent de jouer leurs rôles de déconneur. Jean-Marie quand à lui refusera de se mêler à l’ACV. Il se changera donc une voiture plus loin.




Après quelques délires d’Adrien sur le casque de water-polo de Denis, et quelques photos, nous partons pour la (courte) marche vers le canyon.

 

Encore une fois, la marche se fait assez silencieusement, chacun émergeant à son rythme, quant à Adrien et moi, nous mettons dès la deuxième vasque, la tête dans l’eau. Outch, ça réveille.



 

Après une courte marche dans la rivière menant au canyon. Ce dernier commence avec de nombreux petits toboggans, quelques petits sauts, et des désescalades. Tout le monde est assez ravi de voir que l’eau coule à flot. Aucune vasque n’est croupie, et l’eau est juste assez suffisante pour faire de ce canyon, une sortie aquatique plaisante à vivre. Chacun s’en donne à cœur joie en se jetant à l’eau, qui n’était il faut le dire pas vraiment froide.



 

Nous enchaînons les rappels, les sauts, les désescalades et les vasques, dans la bonne humeur, les rires et avec un temps clément. Puis nous arrivons (trop) rapidement à la fin du canyon, Denis déconseillant le saut final de 8m du fait de la forme de la vasque. Tout le monde descend donc près de la Vésubie, pour faire une photo de groupe. Puis nous remontons petit à petit vers les voitures, je pars directement alors que le reste du groupe reste quelques minutes sur le pont pour faire quelques photos sympas.




Enfin, chacun se change et Jean-Marie remonte récupérer le partner puis, une fois revenu, nous repartons quelques kilomètres en arrière pour trouver un coin pour manger un morceau et faire sécher un peu le matériel. Vers 15H, nous repartons vers les voitures, nous disons au revoir à Adrien et Jean-Marie, puis nous voilà repartis en direction de Toulon. Le week-end canyon se fini donc pour tout le monde sauf pour Denis qui repartira non loin de l'Imberguet le lendemain pour faire Bagnolar.

 

Alexandre


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Vendredi 2 mai 2008

Le massif du Devoluy.

 

 

Ca va faire vieux de la vieille, mais avouons-le : La première des Forcenés date de 20 ans déjà ! 20 ans que par un bel après-midi de début d'été, je me glissais dans le laminoir d'entrée de la Baume des Forcenés. Fatigués d'aller creuser dans le Chorum des Moutons, nous étions une poignée à  avoir renoncé à accompagner nos camarades dans la Baume de France. Alain Pailler nous avais indiqué cette petite baume où nombre de spéléologues s'étaient usés les griffes à trop vouloir creuser. Attirés par le courant d'air s'échappant de l'entrée de cette petite baume, nous avons commencé à sortir quelques pierres. Une heure plus tard, j'étais allongé aux prises avec la dalle-clé qui obstruait le passage. En la poussant, j'ouvrais la porte à deux saisons d'explorations inoubliables en compagnie de tous les joyeux spéléos qui composaient l'équipe des "Brougnes". Mais, ça, c'est une autre histoire....

 Jeudi soir. Nous plantons la tente au petit bois. Rien n'a changé. Sauf l'arbre à bière qui a encore grandi. Faut dire qu'il a été bien arrosé. Le rond de pierre attend l'étincelle qui enflammera quelques touffes de lichen, quelques brindilles, puis le bois mort gentiment coupé et stocké par nos prédécesseurs pour donner en quelques minutes un joli feu qui éclaire le sous bois.

 Vendredi. Cathy et moi avons remplis 2 kits : Combis, matos, cordes, bouffe, carbure, survie. Nous prenons le chemin qui trace entre les bois pour monter vers la cabane du Clot. Avant la rampe qui mène au chalet et au chorum éponyme, nous quittons la piste et descendons vers le vallon du Charnier. La neige n'a pas encore fondu. Sans raquettes, nous avançons prudemment en nous enfonçant parfois jusqu'à mi-cuisse dans les névés. La dernière partie est plus engagée car l'accès à la vire où s’ouvre l’entrée des forcenés se fait par un névé qui s'élève rapidement depuis le fond du vallon. Une glissade en bordure de la falaise serait fatale. Enfin nous voilà arrivés. La baume devrait être là. Mais ou ? Partout, un épais manteau de neige recouvre le relief. Une légère dépression attire mon regard. J’y découvre un trou gros comme un ballon de football qui débouche dans une petite cavité creusée par le courant d’air entre la paroi et le névé. Après avoir grignoté un sandwich, déblayé l’orifice et vérifié qu’aucun bouchon de glace n’obstrue le passage, nous reprenons la route pour rallier l’entrée des Gnocchis. Nous traçons une piste dans la neige jusqu’à la baume de France puis nous suivons une épaule calcaire qui a fait son coming-out printanier.


A mi chemin, nous tombons sur une entrée bien déneigée et marquée AD21. Sans doute une future entrée du réseau des Forcenés, si quelque spéléologue obstiné décide de s’y attaquer sérieusement. Quelques centaines de mètres plus loin, l’entrée des Gnocchis apparaît. Bien déneigée par le violent courant d’air qui balaie en permanence la cavité. Aucune trace aux alentours. Nous sommes les premiers visiteurs depuis longtemps. Nous nous équipons rapidement. Je m’engage dans le boyau d’entrée. Je ne me souviens plus de la configuration de l’entrée du puits. J’hésite à m’engager dans l’étroiture, m’imaginant emporté par mon kit de corde ou coincé dans une position plus que délicate.

"- Ca va ?

- Bof !

- Tu veux que je passe devant ? "

Je ne me fais pas prier et m’extrais du boyau. Cathy me remplace et se faufile tranquillement jusqu’au sommet du premier puits.

Une courte reptation me permet de la rejoindre. Cathy équipe et descend. Je la rejoins. Nous retirons la corde. Voilà ! Maintenant il faut aller jusqu’au bout. Espérons que je me souvienne du cheminement. Un boyau, un méandre, des ressauts, beaucoup d’eau, du méandre, un puits. Aie ! L’équipement n’a pas été conçu pour les périodes humides.


La corde passe en plein sous la cascade. J’en suis quitte pour une bonne douche glacée. Je tends le second brin du rappel et Cathy peut descendre plus au sec en rappel guidé. A chaque puits, il y a un peu plus d’eau. Ambiance ! Nous avons de bons kits qui ne nous facilitent pas la tâche mais nous avançons à un bon rythme. Je retrouve quelques passages qui étaient enfouis dans ma mémoire et que la lumière de ma lampe ressuscite. Nous arrivons bientôt au dernier rappel. Nous le descendons dans un grand bond pour tenter d’éviter d’une part la cascade qui s’y précipite et d’autre part la vasque profonde qui y fait suite. Une corde fixe pend depuis le haut du méandre et permet d’accéder au « boyau des Enfoirés » – passage clé de la traversée. Il ne nous reste plus qu’à descendre tranquillement vers la sortie. Cette deuxième partie est relativement plus sèche – ou moins humide. Nous parcourons le méandre en nous perdant juste ce qu’il faut. Nous passons le « shunt à Nanard », « L’embarnissade », « le Fantôme ». Arrivés au départ du méandre Flexueux, nous trouvons un torrent que nous commençons par suivre. La galerie d’abord haute se réduit petit à petit. Il devient difficile d’éviter de se mouiller sévèrement. Ca ne colle pas à mes souvenirs qui me disent plutôt le contraire. La galerie devrait être de plus en plus grande. Je me retrouve finalement devant un siphon impénétrable. Rien ne va plus ! On a raté quelque chose. Nous faisons demi-tour et retournons au départ du « méandre flexueux ». Le torrent a détourné notre regard de la galerie principale qui mène tranquillement vers la sortie. Quelques minutes plus tard, nous voilà au départ du « Tier Aval ». 100 mètres plus loin, c’est la sortie. 
" - On mange un morceau ici ?
- Si on mange on risque de faire la marche de retour à la frontale. "

Le choix est vite fait. La perspective d’une marche nocturne dans la neige ne nous enchante pas.
-  On sort et on rentre vite fait se mettre au chaud près du feu ! "

 

Ce qui fut dit, fut fait.

Et bien fait.

 
 


M@rcel & C@thy 

 

par Aven Club Valettois publié dans : SPELEO
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