Programme

11 mai   : 
Canyon de l'Imberguet
 

mai / juin  : 
Sorties canyon (fonction de la météo)
S'adresser à Denis 


15-21 Juin  :
Camp canyon Sierra de Guara
(Contacter Denis)

 Juin-Septembre  :
Camp au Marguareis

 23-30 août  :
Rassemblement européen à Lans en Vercors

 27-28 septembre  :
Exercice secours - Barnum dans le Dévoluy

Images aléatoires

Album photos

Mercredi 27 février 2008

            Compte rendu Jean Bernard 2008 .

 

Après la réception d’un mail de Chouchou concernant une sortie au Jean Bernard nous décidons avec Bertrand de faire partie de l’aventure - paisible. Nous prenons contact avec un des plongeurs Michel GUIS qui nous en dira plus long sur cette explo.

Après quelques coups de téléphone et quelques heures de voiture – paisible - nous voilà à Samoëns où nous retrouvons les plongeurs Laurent TARAZZONA et Michel. Après un pique-nique devant la caserne des pompiers, nous montons au parking de Latay, départ du sentier montant au refuge de Folly.

 

                                                                                        

 

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Il fait un grand soleil et cela inquiète quelque peu les plongeurs sur la réussite de la plongée. Un coup d’œil sur le ruisseau passant en contre bas du parking nous fait dire que la plongée du siphon pourrait être compromise. En effet, il y a beaucoup d’eau et elle est marron, c’est pas bon.
 

Nous partons donc chargés pour deux heures de marche –paisible - en direction du refuge. A mi-parcours nous chaussons les raquettes et nous arrivons sous un grand soleil au refuge où une partie de l’équipe se fait dorer au soleil sur des karimats - paisible. Rencontre avec le Club Vulcain et le grand patron Bernard LIPS. Les plongeurs lui font part de leurs inquiétudes mais Bernard est optimiste ‘il gèlera cette nuit’ pas de problème. 

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Nous faisons partis de l’équipe 4 et notre mission est de descendre le matériel des plongeurs à -1000 - paisible ! Nous ferons équipe avec Josiane Lips et Olivier, avant le repas Josiane nous amène nos charges : pour Bertrand et moi ce sera une bouteille de plongé de 3 litres chacun !!

Après un repas copieux et arrosé nous décidons d’aller nous coucher dans le refuge d’en haut. Il est 21h et ça fait longtemps que l’on ne s’est pas couché à cette heure là.

Grand luxe, lits superposés et matelas confortables où nous passerons une nuit réparatrice en compagnie des deux plongeurs.

Le matin nos craintes se confirment : le redoux est toujours présent et, dans la nuit, la neige n’a pas gelé, pire elle continue de fondre. Nous croisons les équipes parties la veille avec mission d’équiper le trou jusqu'à -900m. Ils se sont arrêtés à -850m, faute de cordes, et ils nous disent que tous les kits sont sur une grande vire. Ils nous disent qu’il y a de l’eau dans le collecteur et tous sont d’accord pour dire que le débit de la rivière a grossi entre leur descente et leur remontée.

A 10h, réunion au refuge d’en bas où la décision est prise : pas de plongé cette année. C’est trop dangereux, surtout que le redoux s’est installé et que la météo prévoit de la pluie pour mardi. Notre missions est donc d’aller chercher les kits laissés à -850m. Nous descendrons donc à vide, ce qui nous rassure un peu car les kits de plongée sont bien lourds.

Une équipe de six personnes est créée. Laurent, Michel, Mathieu, Olivier, Bertrand et moi même avons donc la lourde tâche de remonter ces kits au bivouac de -500m.

Mathieu et Olivier partent en premier pour la marche d’approche d’une heure qui mène a l’entrée du trou, nous passerons par le V4.

Une demi heure plus tard le reste de l’équipe part et sous les conseils d’un des vulcains nous emprunterons le chemin de la Combe aux Puaires mais nous avons dû louper la sente remontante et nous voilà partis dans la mauvaise direction nous devons donc couper et faire notre propre trace pour rejoindre l’entrée du trou. Ce qui rallongea notre approche d’une bonne demi-heure. Nous voilà enfin devant l’entrée.

Nous nous changeons rapidement dans la neige et Bernard nous demande d’être rapides entre -500m et -900m pour éviter la crue.

Nous nous engouffrons vers 14h30 dans le trou notre premier objectif est de rejoindre rapidement le bivouac de -500m. Nous commençons notre descente par un long toboggan gelé et veiné de glace qui descend jusqu’à la côte -100m, nous enchaînons ensuite le puits Alain et le puits des Savoyards où s’ensuivent des passages entre des blocs et quelques ressauts qui nous amènent dans l’actif, et c’est actif !

L’eau est froide et les puits sont arrosés.

La rivière emprunte un méandre lisse et sculpté. C’est magnifique !

Quelques passages aux pieds des cascades sont sur-ventilés.  Les embruns et le froid nous transpercent le corps. C’est l’enfer ! On ne s’entend pas parler.

Nous quittons l’actif pour emprunter le puits de la Gourance, passage shuntant le morceau du réseau effondré où nous descendons de 30m pour remonter de 30m, c’est un shunt fossile où tout est glaiseux.

Nous arrivons au bout de deux heures au bivouac de -500m qui se trouve au bord de la rivière où nous faisons une pause : thé, soupe et conté nous font repartir de plus belle .De -500m à -900m nous sommes dans le collecteur. Méandres, cascades et ressauts s’enchaînent. Après 1h30 de progression nous voilà à -850m où les kits nous attendent sagement.

Nous y retrouvons Olivier qui nous dit que Mathieu est parti seul voir le siphon à -1000m. On a quelques inquiétudes à son sujet et nous lui laissons un mot. Olivier, arrivé avant nous, commence à avoir froid et à trouver le temps long. Il lui a donné une heure de rendez vous et il est à l’heure. Tout va bien et après une courte pause nous prenons le chemin de la sortie, chargés d’une bouteille de plongée. Les puits s’enchaînent, bien arrosés et la remontée est plus humide que la descente. Bertrand ne guide pas sa remontée dans un rappel dirigé et fini sous la cascade. Il commence à avoir des crampes et on se fait un peu de soucis pour lui. Mais le moral est bon.

Et après quatre heures de progression nous voilà arrivés au bivouac de -500m. Il est 23h et nous décidons de faire une bonne pause pour sortir de jour. Bertrand est trempé, frigorifié et a du mal à se réchauffer, mais le moral est bon.

A 00h30 nous prenons la décision de repartir. Ayant divisés nos charges les kits sont plus légers et ca fait du bien.

La remontée est longue et il fait très froid. Bertrand est en hypothermie et sa progression est de plus en plus lente, chaque mouvement devient pour lui difficile mais le moral est bon.

Content de sortir du collecteur nous retrouvons les grands et magnifiques puits qui nous donnent accès au toboggan gelé.

Nous sommes heureux de retrouver la neige ayant pris un peu d’avance avec Laurent nous nous changeons et nous attendons le reste de l’équipe qui ne tarde pas à arriver .Bertrand est trempé, gelé, boueux, frigorifié, affamé mais heureux. Il est 7h30 et nous avons passé 17h sous terre.

Dehors, mer de nuages sur la vallée, le soleil se lève que demander de mieux ? Génial !

Nous partons pour une heure de raquettes bien lourdement chargés des kits que nous avons remontés. Après plusieurs gamelles nous retrouvons la douce chaleur du refuge.

Après un bon repas, nous plongeons dans nos duvets d’où nous émergeons vers 13h. Nous préparons nos sacs, avalons une petite collation et nous voilà partis pour deux heures de descente jusqu’au parking où nous arrivons éreintés. Après quelques « au revoir » nous prenons la route. 7h de voiture nous attendent et nous arriverons à Nice à 01h00 du matin, enfin à la maison - paisible.

Bonne expérience, bonne ambiance, accueil chaleureux, trou hors du commun. Merci les Vulcains et les autres, à très bientôt.

 

Merci à tous et à l’année prochaine si une sortie est prévue.

 

On sait que tu as eu peur Marcel !!, mais l’année prochaine tu seras sanglé à une bouteille de plongée !! Con !
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Lundi 11 février 2008

INITIATION AU RAGAGE DES FENOUILS

10 février 2008  

Denis, Marcel, Pierre, Florian, Angélique, Zette , Joan, Bastien et moi-même avons accompagnés nos 4 débutants : Didier, Olivier, Jérome et Laure-Anne.


Au programme de cette journée, le ragage des Fenouils jusqu’à la grande salle à –50m avec équipement par les deux entrées.


Après distribution du matériel et préparation des kits, toute l’équipe entame la marche d’approche d’une vingtaine de minutes.

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La grande entrée est réservée aux personnes parfaitement autonomes car il y des passages délicats. Ainsi, 2 équipes sont formées en fonction du niveau.


Denis et Marcel se chargent de la petite entrée, quant à moi, je me lance dans l’équipement de la grande entrée. Didier, Pierre, Florian, Angélique et Zette décident de me suivre.

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Mais, mis à part le début, l’équipement n’est pas très évident. Du coup, j’y passe pas mal de temps. Vers –20m, gros problème : sur une belle coulée de calcite où il faut absolument fractionner car ça frotte, 3 superbes trous qui ont dû abriter un jour des spits, mais là, ils sont vides !!! Après de nombreuses minutes de recherche, pas un spit en vue. J’averti la surface du pb. Marcel quitte son équipe et vient me rejoindre. Du coup, Zette et Angélique changent d’équipe.


Après de nombreuses minutes de recherche, Marcel fini par trouver un spit planté au plafond qui permet de faire une grande dév. Au fractio suivant, il me laisse reprendre l ‘équipement. Et je continue encore un peu à galérer !!! Dur, dur la spéléo !!!!


A une quinzaine de mètres du fond, j’aperçois le départ de la vire. Denis est en face, au niveau de la lucarne et nous attend impatiamment.


J’appréhendais un peu l’équipement de cette vire, mais finalement, c’est ce qui a été le plus facile. En bout de vire, Marcel lance le reste de corde à Denis afin de faire la jonction.


13H, nous avons enfin rejoint l’autre équipe qui nous attend pour manger. Mais dans la précipitation, Marcel a laissé le kit bouffe en surface. Du coup, nous nous partageons la maigre pitance de Zette et moi-même. Au menu, un carré de pizza, une fougasse et quelques barres de céréale pour 13 personnes !!!

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Pour le retour, Denis part par la grande entrée avec Olivier, Zette et Angélique.


Coté petite entrée, je pars en tête et me cale dans la petite niche au niveau du premier fractio afin d’aider les débutants (c'est l apremière fois qu'ils passent un fractio à la montée). Florian me suit et se place en haut du puits pour les accueillir et vérifier qu'ils se mettent bien en sécurité.
 

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Après le passage de Jérome, Laure-Anne et Bastien, je termine la monté du puits et me place au fractio du dernier puits afin de les faire sortir.
 

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Vers 16H, nous faisons surface. L’autre équipe nous attend depuis 1H. Denis fait quelques commentaires sur la grande déviation installée par Marcel dans la grande entrée et qui a posé un gros souci à la montée. Du coup, elle a été supprimée. Au passage, cette grande dév installée en fixe a dû être mise en place par un spéléo croisé avec un oiseau (dommage, j’ai pas de photo) !!!!


Enfin, nous pouvons prendre l’apéro et le repas tant attendu et mérité!! Dommage qu'il n'y ait pas un petit feu pour se réchauffer car il caille !!!


C’est une belle cavité et la sortie a vraiment été très appréciée. Laure-Anne, pour qui c’était une découverte du milieu souterrain, a été enchantée.


Pour ma part, bonne expérience d’équipement pour préparer le brevet d'initiateur, mais un peu galère quand même !!!!

 

 Jean-Claude 
 

 

par Jean-Claude publié dans : SPELEO
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Samedi 9 février 2008

Avril approche. Jean-claude doit se préparer pour le stage initiateur. Ce samedi, le soleil, qui a du mal à se lever, réchauffe timidement le calcaire des falaises du Revest. La bouche du Ragas bée sur les profondeurs du massif de Siou-blanc où résonnent silencieusement les masses d’eaux qui se sont abattues récemment sur le massif. Il nous a fallut à peine quelques minutes pour passer de la vie trépidante du centre ville au calme des sous-bois. Nous poussons la lourde grille qui défend l’accès au porche et nous posons nos sacs. Nous déballons rapidement notre équipement : Baudriers, casques, matériel mécanique, cordes et échelles. Le grand duc qui niche dans un recoin du puits hulule :

 HuHuHu ! Ho ! Les gars ! Moins de bruit ! Je viens de me coucher Moi ! nous dit-il dans sa langue. Huhuhu !

 

L’objectif du jour est de réviser les techniques de réchappe, de moufflage et de manœuvre d’échelle. La fraîcheur persistante et l’humidité pénétrante nous incitent à nous équiper rapidement. Jean-claude est prêt à s’élancer. Je lui confisque son descendeur.

-        Pas de chance ! Tu vas devoir improviser !

Sans même un regard sur le « Petit Marbach illustré », Jean-claude exécute un magnifique nœud italien et débute la descente.

          En tenant la corde verticalement à hauteur du visage, on évite de vriller la corde ! Lui crie-je, lisant la page 268 du manuel.

Je le rejoins au bas du puits (sur nœud italien, par solidarité) et lui confisque également son croll.

          Tu te rappelles du nœud en cœur ?

          Non !

          Moi non plus ! Un nœud italien fera l’affaire.

Et le voilà parti. C’est bien plus fatiguant que lors de la descente. C’est même vraiment la galère ! Arrivé au fractionnement, on décide d’arrêter et de faire plutôt un nœud « Machard » en remplacement de la poignée. C’est beaucoup plus facile et certainement exploitable aussi en remplacement du croll.

Une douce voix tintinnabule sous le porche quelques mètres au dessus de nous. Cathy vient d’arriver avec le ravitaillement.

Nous nous installons au soleil sur le coté de l’entrée et dégustons un jus d’anis frais et quelques cacahuètes avant de nous attaquer à un magnifique poulet encore tout chaud qui ne résiste pas longtemps à nos assauts carnassiers. Mmmmmmmmm !

Mais le temps passe et pas question de faire la sieste : Le devoir nous attend !

Pendant que Jean-claude refait une descente dans le Ragas pour tester le nœud en cœur, j’installe une corde sous le pont qui enjambe le ruisseau en aval du porche.
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C’est idéal pour se faire quelques décrochages. Nous enchaînons plusieurs techniques (Pédale crollée, Croll à croll) en suivant le manuel. Les bases sont acquises, mais la pratique est nécessaire pour acquérir les automatismes qu’exige l’urgence de ce type de manœuvre – Et je parle pour moi aussi.
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Nous faisons une courte pause en jouant à faire passer un nœud dans un palan  et, pour nous finir, nous replongeons dans le puits après y avoir accroché un train d’échelle. Nous remontons en auto-assurance en comparant les types de positionnement du bloqueur (en bout de longe et fixé à la ceinture à l’aide d’un élastique de botte ou sur l’épaule en bout de longe longue)

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16h30. Nous plions nos gaules et l’échelle et rentrons vers nos chaumières où nous attendent nos pénélopes.

par Aven Club Valettois publié dans : SPELEO
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